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  • Joseph Achille Le Bel

    le-bel.jpgJoseph Achille Le Bel est né le 21 janvier 1847 à Pechelbronn.

    Il fait ses études à l’École polytechnique, puis débute comme préparateur de chimie dans les laboratoires de la faculté de Strasbourg.
    Il effectue ses premières recherches qui lui vaudront le prix Jecker de l’Académie des sciences de Paris en 1881.

    De 1882 à 1889, il dirige l’exploitation pétrolière de Pechelbronn puis il créé un laboratoire à Paris où il effectue des recherches sur la relation entre la composition et la forme cristalline des bases ammoniacales. En 1892, il est nommé président de la Société chimique.
    En 1893, il se voit décerné la médaille Davy de la Royal Society de Londres, dont il devient membre étranger en 1911.

    Il décède à Paris le 6 août 1930.

    Il est considéré comme le précurseur de la stéréochimie moderne.

  • De Schmuck à Berger-Levrault, une dynastie d'imprimeurs strasbourgeois

    Le 19 janvier 1721, François Guillaume Schmuck, originaire de Guémar, meurt à Strasbourg. En 1676, il avait créé dans cette ville une imprimerie librairie à l’angle de la rue des Juif et de la rue du Faisan.

    L’entreprise prend une dimension nationale sous la direction de François-Georges Levrault, l’époux de son arrière-petite-fille. Quatre de leurs fils feront carrière dans l’imprimerie, l’aîné, François, dirige l’imprimerie-librairie strasbourgeoise, Louis-Charles sera imprimeur du Roi,  François-Xavier deviendra directeur de l’imprimerie impériale de la Grande Armée et Nicolas, imprimeur des lettre de la Grande Armée. Ce dernier participe aux campagnes napoléoniennes avec son matériel et c’est ainsi qu’il imprimera, entre autres, les déclarations du 1er et 2 décembre 1805 ainsi que le décret créant la Comédie Française. Il disparaîtra dans la Bérézina.

    A la mort de François, c’est sa veuve qui reprend la direction de l’entreprise strasbourgeoise. Sa fille et l’époux de celle-ci, Frédéric Berger, lui succéderont. En 1871, après l’annexion de l’Alsace, leur fils, Oscar Berger-Levrault, transfère l’administration et le service commercial de l’imprimerie à Nancy, mais conserve la librairie à Strasbourg. L’imprimerie strasbourgeoise, (devenue “Strassburger Druckerei und Verlagsanstalt“ puis “Imprimerie Strasbourgeoise“ et enfin “ISTA“) installée depuis sa création rue des Juifs, ne quittera définitivement les lieux qu’en 1985. Quant à la librairie, installée depuis 1918 place Broglie, après avoir changé de propriétaire en 1993, elle abandonne le nom de Berger-Levrault pour devenir la bibliothèque Broglie en 2001. Avec ses 335 ans d’activité, elle est considérée comme étant la plus ancienne librairie de France.

     

     

     

  • Louis-Jacques de Coehorn "le Bayard alsacien"

    Louis-Jacques de Coehorn est né le 16 janvier 1771 à Strasbourg.

    Coehorn.jpgIl n’a que 12 ans quand il s’engage dans l’armée et dès l’année suivante, il est nommé sous-lieutenant ! Il est promu second lieutenant à 17 ans, puis premier lieutenant à 20 ans. Il prend part à la campagne d’Amérique et est nommé capitaine en Guyane en 1792.
    Gravement malade, il quitte l’armée et rentre en France. Rétabli, il veut reprendre du service, mais sa réintégration à son grade lui étant refusée, il sert comme simple soldat pendant six mois avant de retrouver ses fonctions grâce à l’intervention du général Hoche. En 1794, il rejoint l’Armée de Rhin-et-Moselle et devient, en 1796, aide de camp du général Decaen.

    Après la prise de Kaiserslautern, Coëhorn s’oppose à un détachement de chasseurs qui se livrent au pillage à Geisenfeld. Ceux-ci l’accueillent avec des huées. Même ses menaces de mort n’impressionnent pas les pillards. Il en tue un d’un coup de pistolet, en blesse un autre et fait face au groupe en jetant ses armes. Plusieurs pillards se jettent sur lui et le ruent de coups. Blessé, il ne doit la vie qu’à l’intervention de quelques officiers. Il est néanmoins fait prisonnier.
    Libéré quelques mois plus tard, il est promu chef de bataillon et affecté à l’Armée d’Angleterre (1798) puis du Danube (1799).

    En 1799, il rejoint l’Armée du rang avec rang de chef de brigade avant d’être promu adjudant général (colonel) en 1800. En 1803, il est affecté au camp de Bruges et le 11 janvier 1805, il intègre le 3e Corps en qualité de chef d’état-major à la 1ère division. Il participe, entre autres, à la bataille d’Austerlitz et à celle d’Eylau puis est nommé général de brigade en 1807.

    Il est créé baron de l’Empire le 19 mars 1808.

    Il participe encore aux batailles d’Essling et de Wagram. Blessé une nouvelle fois (il avait déjà eu le pied fracassé par une balle, été grièvement blessé au front par une autre, pris une troisième dans la cuisse…), il est mis en congé pour raison de santé du 15 mai 1810 au 10 juin 1811. Après une brève affectation en Espagne durant l’été 1811, il rentre à Paris et est mis en disponibilité.
    Réintégré au 6e Corps de la Grande Armée en Saxe en 1813, il commande la 1ère brigade de la 22e division lors de la bataille des Nations (à Leipzig du 16 au 19 octobre 1813) au cours de laquelle il a la cuisse arrachée par un boulet. Fait prisonnier, il doit être amputé.
    Il meurt des suites de sa blessure le 29 octobre 1813.

    En 1798, Coehorn avait acheté le château d’Ittenwiller, appartenant alors à Ignace Pleyel.

    Son nom est inscrit sur le côté est de l’Arc de Triomphe, dans la 20 ème colonne.