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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile

  • Abbatucci, le défenseur de Huningue

    Abatucci.jpegJean Charles Abbatucci est né le 15 novembre 1771 à Zicavo en Corse.

    Fils de général, il étudie à l’École d’application de l’artillerie et du génie. Il en sort à 16 ans avec le grade de sous-lieutenant et est affecté au 2e régiment d’artillerie à pied. Il est capitaine lorsque débute la campagne de 1792, mais dès la fin de l’année il est promu lieutenant-colonel.
    En 1793, il rejoint l’artillerie à cheval et, l’année suivante, est nommé premier aide de camp du général Pichegru avec lequel il participe à la campagne de Hollande.
    En juin 1796, sous les ordres de Moreau, il participe au passage du Rhin. Le 10 juillet suivant, il est promu général de division.

    Après la retraite de l’Armée du Rhin, pendant laquelle il dirige l’arrière garde, il est nommé général de division et chargé du commandement de la place d’Huningue, tête de pont sur le Rhin et l’un des deux passages sur le fleuve (l’autre étant Kehl).
    Durant trois mois, il résiste aux assauts de l’armée autrichienne forte de 20 000 hommes protégeant ainsi la retraite des troupes françaises. Il est mortellement blessé lors d’une sortie le 30 novembre 1796 et succombe à ses blessures le 2 décembre, deux semaines après son vingt-cinquième anniversaire.

    En 1801, sur le lieu-même de sa mort, le général Moreau, commandant en chef de l’Armée du Rhin, fait ériger un monument en sa mémoire. Il est inauguré le 18 août 1802 et porte l’inscription : “L’Armée du Rhin, commandée par le Général Moreau, à son retour de l’Allemagne en l’an IX, à la mémoire du Général Abbatucci mort des blessures qu’il a reçues en défendant la tête de pont de Huningue le XII Frimaire An V“. Ce monument sera détruit lors du siège de 1815.
    En 1819, le général Rapp lance une souscription pour le reconstruire, mais ce n’est qu’en 1826, l’initiative du général Foy, ancien compagnon d’arme d’Abbatucci, que le nouveau monument verra le jour.
    Après l’acquisition de l’ancienne place d’armes par la municipalité de Huningue, le monument y est transféré le 31 juillet 1907. Après le retour de l’Alsace à la France, la place (alors Kaiser Wilhelms Platz) prendra le nom d’Abbatucci.

  • Jérôme Hatt, fondateur d'une dynastie de brasseurs

    CourCorbeau.jpeg12 novembre 1633, naissance à Strasbourg de Jérôme Hatt.

    Fils de teinturier, il choisit une autre voie et rejoint la corporation des tonneliers-brasseurs. Il obtient sa maîtrise le 6 juin 1664 et, 3 jours plus tard, marque de son sceau son premier tonneau de bière dans la brasserie du Canon, installée dans la Cour du Corbeau et dont il n’est alors que locataire (il la rachètera en 1669).

    Il décède à Strasbourg en 1675.

    Si l’histoire de la brasserie familiale a commencé avec Jérôme Hatt, elle s’achèvera également avec Jérôme Hatt, puisque le dernier de ses descendants à la diriger portait le même prénom !

    Mais si la brasserie n’est plus la propriété de la famille Hatt, son histoire se poursuit sous le nom qu’elle a adopté en 1947,celui du quartier de Strasbourg dans lequel elle était située, Kronenbourg.

  • 11.11 à 11h11 : début du carnaval rhénan !

    Le 11 novembre marque traditionnellement le début du carnaval rhénan, carnaval dans la tradition duquel s’inscrivent nos carnavals alsaciens. Pour être tout à fait précis, celui-ci débute exactement à 11h11.

    Le 11.11 à 11h11… ça en fait des onze ! Quoi de plus normal quand on sait que, dans la tradition germanique, le onze est le chiffre des fous. Mais pourquoi le onze, elf en allemand ? Les origines sont aussi vagues que diverses.

    Certains le rattachent à une tradition chrétienne, le chiffre étant compris entre le dix des dix commandements et le douze des douze apôtres, d’autres renvoient à un cri de ralliement des fous, dont on retrouve une trace sur un sceau de 1381 : “Ey Lustig Fröhlich“ (ELF, c'est à dire onze en allemand). Il existe même une version faisant référence à la révolution française : durant la période carnavalesque, sous les masques, il n’y a plus de différences sociales, tout le monde s’amuse, uni dans un même esprit de liberté et de fraternité. La devise française, importée par les troupes françaises, symbolise donc parfaitement cet état d’esprit et (dans un ordre légèrement différent à celui auquel nous sommes habitués), “Egalité, Liberté, Fraternité“ se serait retrouvé condensé en “ELF“ !

    Quoi qu’il en soit, ce n’est que dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle que le 11 novembre est devenu le jour d’ouverture de la saison carnavalesque, célébré par un public nombreux chaque année, malgré le froid.