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Musiciens

  • Frédéric Blasius

    Blasius.jpgMatthieu-Frédéric Blasius est né le 24 avril 1758 à Lauterbourg.
    Comme ses frères (qui feront carrière à Paris, Pierre comme violoniste et Ignace comme bassonniste), il prend ses premiers cours de musique avec son père, tailleur et musicien amateur.

    Après avoir été un temps au service du prince-évêque de Strasbourg (1780-1782), Fréderic Blasius se rend à Paris. A partir de 1784, il se produit dans ses propres concertos pour violon, devenant un soliste réputé. Outre le violon, il pratique également la clarinette, le basson et la flûte !

    En 1788, il entre dans l'orchestre du Théâtre Italien (qui deviendra Opéra-Comique) comme violoniste. Le 19 avril 1790, il est nommé premier violon et chef de cet orchestre, poste qu'il occupera jusqu'en 1801, puis à nouveau de 1804 à 1818. Parallèlement, il est directeur de la Musique de la Garde Nationale (1793-1795).

    A la création du Conservatoire de Musique, en 1795, il est nommé professeur. Il publie une méthode pour la clarinette et une pour le basson.

    En 1799, il devient chef d'orchestre des harmonies de la Garde consulaire, poste qu'il perd en 1804. Il est alors nommé directeur des Grenadiers de la Garde Impériale.

    Après le changement de régime, il intègre l'orchestre privé du roi et dirige la musique du 5e régiment des voltigeurs de la Garde.

    Il se retire de la vie musicale en 1818 et s'installe à Versailles où il décède en 1829.

    Il laisse un important catalogue d'œuvres de musique de chambre et une dizaine d'opéras.

    Le Mercure de France du 6 septembre 1788 relate la création de "Paysanne supposée ou la Fête de la Moisson", une comédie mêlée d'ariette créée le 28 août précédent et décrit Blasius comme "…un Compositeur d'un très-grand mérite, dont le faire est très-supérieur, infiniment supérieur à celui de beaucoup de Musiciens à grands succès".

  • Jacques Widerkehr

    Jacques Widerkehr, encore un compositeur alsacien totalement oublié… Je n’ai pu trouver que peu d’informations sur lui et uniquement sur des sites allemands ou américains !

    Il est né le 18 avril 1759 à Strasbourg. Selon quelques témoignages, il aurait étudié auprès de Franz Xacer Richter, le maître de chapelle de la cathédrale. Lui-même, dans la préface de ses duos pour violons affirme avoir été l’élève d’un dénommé Dumonchau pour le violoncelle. C’est d’ailleurs avec cet instrument qu’il fera carrière à Paris, à partir de 1738, au sein du Concert spirituel et comme soliste.

    Il enseigne également l’harmonie et aura pour élève Adolphe Adam (le compositeur de “Giselle”, du “Postillon de Longjumeau” et de “Minuit Chrétien”), lui-même d’origine alsacienne. Il a composé plusieurs symphonies concertantes pour instruments à vent, deux symphonies (dont les partitions ont disparu), des hymnes révolutionnaires et de nombreuses pièces de musique de chambre, dont des sonates pour hautbois qui figurent encore au programme de certains concours. Il est mort à Paris en avril 1823.

    Les oeuvres de Widerkehr ont été éditées par Pleyel, Strasbourgeois d'adoption et successeur de Richter comme maître de chapelle de la cathédrale avant de s'installer à Paris comme éditeur de musique et facteur de pianos.

  • Christoph Thomas Walliser

    Christoph Thomas Walliser est né à Strasbourg le 17 avril 1568.

    En 1584, à 16 ans, il entreprend un long voyage à travers l'Europe (Allemagne, Bohême, Hongrie, Italie, Suisse) pour étudier les sciences et la musique. Il rentre à Strasbourg en 1599 et est alors nommé professeur (Praeceptor classicus et Musicus ordinarius) au Gymnase protestant et à l'Académie (qui deviendra université en 1621). Parallèlement, en 1600, il devient organiste de l'église Saint-Thomas et, en 1606, de la Cathédrale.

    Il publie de nombreuses œuvres chorales et est alors considéré comme l'un des plus importants compositeurs de musique religieuse. En 1634, suite à la réduction du nombre de classes, il perd son poste de professeur. Il finira sa vie dans l'oubli et la pauvreté. Il décède à Strasbourg le 26 avril 1648.

    S'il est tombé dans l'oubli, il reste quand même une trace de lui : une rue de Strasbourg porte son nom.