Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Alsaciens célèbres

  • Marcel Marceau

    marcel.jpgMarcel Mangel est né le 22 mars 1923 à Strasbourg.

    Il a 4 ans quand ses parents s’installent à Lille pour revenir quelques années plus tard à Strasbourg, où il fait ses études secondaires au lycée Fustel de Coulanges. Mais en 1940, sa famille, d’origine juive polonaise, est contrainte de quitte la région.

    C’est au lycée Gay-Lussac de Limoges qu’il poursuit ses études avant d’entrer aux Arts décoratifs de Limoges. Parallèlement, il suit des cours de déclamation au Conservatoire d’art dramatique.

    Dans le même temps, il rejoint la Résistance. C’est là qu’il prendra le pseudonyme de Marceau :
    «Je me souvenais d’une phrase de Victor Hugo parlant des généraux des campagnes napoléoniennes d’Italie : “Hoche sur l’Adige, Marceau sur le Rhin.“ Comme j’étais né dans le Bas-Rhin, j’ai décidé de m’appeler Marcel Marceau.».
    (Le Mime Marcel Marceau, entretien et regards avec Valérie Bochenek - Somogy ed. - 1996)

    Son père, boucher casher, est arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté à Auschwitz dont il ne reviendra pas. Il quitte alors Limoges pour Paris où il est caché par son cousin, Georges Loinger, également membre de la Résistance, puis il rejoint l’armée française de la Libération et, grâce à son excellente maîtrise de l’anglais, devient agent de liaison avec l’armée du général Patton.

    Après la guerre, il est élève de Charles Dullin et d’Étienne Decroux, mais abandonne très vite une carrière naissante de comédien pour se consacrer au mimodrame et fonde sa propre compagnie dès 1947. C’est également cette année-là, le 22 mars 1947, qu’il créé “son“ personnage, Bip.

    Son art lui permet de se produire dans le monde entier, ce qui fera de lui l’un des artistes français les plus connus.

    Il meurt le 22 septembre 2007 à Cahors

  • Chico Marx

    Bon, d’accord, il est né à New York (le 22 mars 1887) et donc, de fait, Américain, mais son père, Simon, est bel et bien Alsacien. 

    Chico.jpgSimon Marx est né le 23 octobre 1859 à Mertzwiller et passe son enfance à Mulhouse. En 1871, L’Alsace devient allemande et, à partir de décembre 1872, le service militaire devenant obligatoire, bon nombre de jeunes décident d’émigrer en France, en Afrique du Nord ou aux Etats-Unis. C’est cette dernière destination que choisit Simon, en 1878. Il y fera la connaissance de Miene Schoenberg, une jeune allemande immigrée de fraîche date comme lui, qu’il épousera. Le couple aura six fils : Manfred (qui ne survivra pas, en 1885), Leonard (1887), Adolph (1888), Julius (1890), Milton (1893) et Herbert (1901). Ils deviendront célèbres (principalement les trois premiers) sous les noms de Chico, Harpo, Groucho, Gummo et Zeppo, les Marx Brothers.

    Leonard "Chico" Marx

    Très jeune, Leonard devient pianiste. Sa réputation de séducteur lui vaudra le surnom de Chicko (de “chicken chaser“, “chasseur de poulettes“ en argot). une erreur d’impression transformera “Chicko“ en “Chico“, pseudo qui restera le sien.
    Sa technique pianistique lui vaut d’être cité dans le “Dictionnaire des interprètes“ d’Alain Pâris : il est l’inventeur du balancement du doigt sur la touche et de la frappe index tendu dite “doigt revolver“ !

    Il meurt à Los Angeles le 11 octobre 1961.

     

  • Emile Mathis

    strasbourgEmile Mathis est né le 15 mars 1880 à Strasbourg où son père possède l’Hôtel de Paris. A 12 ans, il part faire son apprentissage en Angleterre. Il rentre à Strasbourg en 1889 et créé son garage : il devient concessionnnaire exclusif des automobiles De Dietrich-Niederbronn. En 1902, il fait la connaissance d’Ettore Bugatti, responsable technique de la production d’automobiles chez De Dietriech. Lorsque cette entreprise arrête la fabrication de voitures en 1904, les deux hommes s’associent : la société “Mathis and Co“ est créée. En parallèle, Mathis crée une seconde société “EEC Mathis“ afin de distribuer des automobiles de diverses marques. En 1906, son garage de Strasbourg “Auto Mathis Palace“ est le plus grand garage d’Allemagne (n’oublions pas que l’Alsace est alors allemande) et l’un des trois plus grands au monde. Cette même année, Mathis et Bugatti se séparent.

    En 1911, il fait construire une nouvelle usine à la Meinau et commence la production de petites voitures.

    Enrôlé dans l’armée impériale en 1916, Mathis déserte et rejoint l’armée française.

    En 1919, la production est relancée avec pour objectif de réduire la consommation. Avec 4,5 l / 100 km, la “Mathis 10 CV SB“ bat le record mondial d’économie de carburant en 1920, suivi de la “6 CV P“ avec 2,38 l / 100 km !

    En 1934, il s’associe à Ford France et fonde “Matford“, mais la gamme Ford supplante rapidement la gamme Mathis. S’en suit un procès gagné par Mathis S.A.

    En septembre 1939, la guerre est déclarée. Emile Mathis fait déménager les machines de son usine de la Meinau pour les installer à Athis-de-l’Orne et gagne les Etats-Unis où il créé la “Matam Corporation“ qui produira plus de 220 millions d’obus.

    L’usine de la Meinau est réquisitionnée par les Allemands qui y construisent des moteurs d’avion. Mathis en fournit les plans à l’aviation américaine et l’usine est bombardée et détruite en 1944.

    Mathis rentre en France en juillet 1946, mais pour des raisons tant économiques que personnelles, il se désintéresse peu à peu de ses sociétés. C’est la faillite, puis la liquidation judiciaire et les usines sont reprises par Citroën.

    Emile Mathis décède le 3 août 1956 à Genève.