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Alsaciens célèbres

  • Léo Schnug

    Il est, à la fois, l’un des artistes alsaciens dont le nom est des moins connus du grand public et l’un de ceux dont les oeuvres sont les plus vues !

    Schnug2.jpgLéo Schnug est né le 17 février 1878 à Strasbourg. Il grandit à Lampertheim, village d’origine de sa mère. Son père, Maximilien, d’origine allemande, est interné pour maladie mentale. Restée seule avec son fils, sa mère est contrainte de louer des chambres de leur maison de Strasbourg pour vivre.

    Le jeune Léo, enfant difficile et peu intéressé par l’école, semble trouver sa voie en intégrant l’École des arts décoratifs de Strasbourg. Dés 1897, il présente ses premières oeuvres lors de l’Exposition des Peintres et Sculpteurs Strasbourgeois. En 1898, il entre à l’Académie de Munich.
    Grâce à l’un de ses professeurs, il obtient son premier travail : il illustre des ouvrages pour un éditeur viennois. Il n’a alors que 17 ans.

    Schnug1.jpgA son retour à Strasbourg, il décore la façade du restaurant “Zum Ritter“, puis du “Lion d’Or“ à Bischheim. Schnug a un grand sens du détail qui le pousse à se documenter soigneusement avant d’entreprendre un nouveau travail. Son rendu des armes anciennes, des costumes… font sa réputation et les commandes affluent. Jusqu’à la Première guerre mondiale, il réalise de nombreux dessins et allégories pour ex-libris, des affiches, des gouaches, eaux-fortes, menus, cartes de vœux et faire-part. Ses dessins sont reproduits dans la “Revue Alsacienne Illustrée“. Il s’intéresse à l’histoire et particulièrement au moyen-âge et, en 1901, conçoit une planche chronologique des découvertes archéologiques alsaciennes et lorraines.
    En 1904, il réalise le décor de la Pharmacie du Cerf, place de la Cathédrale (en collaboration avec Charles Spindler pour le mobilier). La même année il peint plusieurs fresques (“la Nef des fous“, “Le repas du condamné“, “Le supplice de Tantale“) pour la Maison Kammerzell. En 1909, il participe à la restauration du château de la Wartburg, en Thuringe.

    C’est à la même période qu’il commence à travailler sur le château du Haut-Koenigsbourg, d’abord en dessinant les costumes du défilé d’inauguration, puis en réalisant les fameuses fresques de la salle des fêtes de l’empereur et de la salle des trophées de chasse. Ce travail lui vaudra d’être décoré par l’empereur Guillaume II de l’ordre de l’Aigle Rouge (Roter Adler Orden) en 1912.

    Au moment de la déclaration de guerre, il est enrôlé comme sous-officier dans l’armée allemande, mais rapidement jugé inapte et réformé à cause de ses excès de boissons et ses accès de folie : A 20 ans déjà, il buvait déjà plusieurs litres par jour et était devenu un pilier de winstubs, où il payait ses additions par de petits dessins.
    En 1918, il fait un premier séjour volontaire pour une cure de désintoxication à l’hôpital psychiatrique de Stephansfeld où séjourne déjà son père qui y décédera en 1919. La mort de sa mère, en mai 1921, portera le dernier coup à un esprit fragile et instable. Il y est définitivement interné et y décède le 15 décembre 1933.
    Léo Schnug est enterré au cimetière de Lampertheim.

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  • Saint Léon IX

    Le 12 février 1049, premier dimanche de Carême, Bruno d’Eguisheim est intronisé pape et devient Léon IX.

    Il avait été nommé par l’empereur Henri II en décembre 1048, mais avait choisit de se présenter comme un simple pèlerin devant les Romains et de s’en remettre à leur jugement. Ils l’élirent à leur tour le 2 février 1049.

    Il a été canonisé en 1087.

    Ci-dessous la plaque apposée sur la façade du château d'Eguisheim. 

     

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  • Auguste Scheurer-Kestner

    11 février 1833 : Naissance à Mulhouse d'Auguste Scheurer-Kestner

    ScheurerKestner.jpgAuguste Scheurer est né dans une famille d'industriels protestants et républicains. Il fait ses études au gymnase protestant de Strasbourg (1848-1851), puis à Paris avant de rejoindre, en 1842, la fabrique d'impression et de teinture des fibres textiles de son père, à Thann. En 1856, il épouse Céline Kestner et prend le nom de Scheurer-Kestner.

    Ses opinions politiques lui valent plusieurs condamnations, entre autres une amende de 2 000 francs et 4 mois de prison.
    Le 8 février 1871, il est élu député du Haut-Rhin, mais démissionne après l'annexion de l'Alsace. Il est réélu, dans la Seine cette fois, lors d'une élection complémentaire, le 2 juillet.
    En 1875, il est élu sénateur inamovible et, en 1895, il devient vice-président du Sénat.

    S'il est resté dans l'histoire, c'est avant-tout pour son implication dans la réhabilitation de Dreyfus, Mulhousien comme lui.
    Il est le premier homme politique à demander la révision du procès et rallie Zola et Clémenceau à sa cause. Cette implication lui attirera l'hostilité de ses collègues sénateurs : il n'obtiendra que 80 voix sur 229 votants lorsqu'il représentera sa candidature à la vice-présidence.

    Atteint d'un cancer de la gorge, il devra abandonner le combat. Hasard de l'histoire, il décède le 19 septembre 1899 à Bagnères-de-Luchon, le jour même où est signée la grâce de Dreyfus.

    Petite polémique sur la date de naissance :
    Dans deux éditions du “Dictionnaire des Parlementaires français“ (Robert et Cougny en 1889 et Jean Jolly 1960/1977) ainsi que sur le site du Sénat, la date retenue est le 11 février 1833 alors que wikipédia (corrigé depuis) et d'autres sites donnent le 13 février.
    Le registre des naissances de Mulhouse permet de trancher. En date du 12 février 1833, l'officier d'état civil note : "a comparu Auguste Scheurer… il présente un enfant de sexe masculin né d'hier onze février à une heure et demie… [auquel] il donne les prénoms de Daniel Nicolas Auguste". La date du 11 est reprise en marge.