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Alsace

  • 2 février 1945 : Colmar est libérée !

    colmar,libération,liberation,1945,2 févrierColmar a été la dernière des villes françaises libérées.

    Le 1er février 1945, à 15 heures, le général Milburn, commandant le 21e corps d’armée américain, annonce au général Schlesser qu’il a obtenu l’autorisation de libérer Colmar.
    Les conditions météorologiques sont dures : une couche de cinquante centimètres de neige recouvre la plaine, dans la nuit le thermomètre était descendu aux environs de - 20°, les chemins sont verglacés…

    Le 2 février, à l’aube, les troupes prennent position au nord de Colmar.
    A 7 heures, le signal d’attaque est donné. A l’entrée de Colmar, un large fossé anti-char stoppe leur avance, mais un groupe réussi à trouver une brèche et, par la rue des Carlovingiens, pénètre dans la ville à 11h15. Un quart d’heure plus tard, il arrive place Rapp où il élimine une poche de résistance allemande, puis continue sa progression. A 11h45, il atteint la cité des Vosges (derrière l’hôpital Pasteur), limite sud-ouest de la ville.
    Deux autres groupements, entrés dans la ville par le même passage, nettoient les quartiers nord et est. Le premier pousse jusqu’à Eguisheim, Wettolsheim et Wintzenheim, pour bloquer une éventuelle attaque venant de la vallée de la Fecht.

    Entre-temps, le 109e régiment d’infanterie américain avait réussi à forcer le passage. Le colonel James E. Rudder, commandant ce régiment, avait alors ordonné à ses troupes d’arrêter leur avance pour laisser aux blindés français du général Schlesser l’honneur de d’entrer les premiers dans Colmar.
    Vers 16 heures, les hommes du 1er bataillon de choc du lieutenant-colonel Gambiez relèvent les troupes américaines. Colmar est libérée.

    Mais il faudra attendre le 9 février pour que les combats de la poche de Colmar cessent définitivement.

  • Guillaume II

    Guillaume_II.jpgLe 27 janvier 1859 voit la naissance d’une personnalité, qui sans être alsacienne, a eu une influence prépondérante sur notre province, l’empereur d’Allemagne, Guillaume II.

    Après l’annexion de 1870, il souhaite faire de Strasbourg une vitrine culturelle et scientifique de l’Allemagne moderne. Il fait édifier le palais impérial (aujourd’hui Palais du Rhin) sur la Kaiserplatz (Place de la République). Sur cette même place sont également construit le Parlement d’Alsace-Lorraine (devenu le TNS), le ministère d’Alsace-Lorraine (préfecture) et la bibliothèque universitaire. A l’autre bout de ce que l’on appelle la Neustadt ou quartier allemand, dans la perspective du palais impérial, est édifie le palais universitaire. Le quartier à été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 2017.

    C’est encore par la volonté de l’empereur que le jardin botanique (créé en 1619) prend une toute autre dimension et trouve son emplacement actuel. De la même époque datent encore les bâtiments des instituts de la faculté des sciences, l’observatoire, le musée zoologique…

    Le musée de Sismologie de Strasbourg est également un témoin de cette volonté de faire de Strasbourg un pôle d’excellence scientifique : c’est là qu’en 1889 avait été enregistré le signal d’un séisme au Japon, point de départ de la sismologie instrumentale.

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    Mais, en Alsace, ce que l’on retient surtout du règne de Guillaume II c’est la restauration du château du Haut-Koenigsbourg, alors une ruine offerte, en 1899, par la ville de Sélestat à l’empereur qui en confie la restauration (ou plutôt la reconstruction) à Bodo Ebhardt. Les travaux commencent en 1900 et s’achèvent en 1908. Devenu propriété de la France et palais national en 1919, il est classé monument historique en 1993 et transféré au Conseil Général du Bas-Rhin en 2007. Il est l’un des sites touristiques les plus visités de France. C'est là qu'ont été tournés "La grande illusion" en 1937 et quelques scènes des "Aventures d'Arsène Lupin" en 1956.

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  • Mozart à Strasbourg

    Mozart.jpgMozart est né le 27 janvier 1756, c’est donc aujourd’hui son anniversaire. En 1778, il a séjourné à Strasbourg. Un séjour qui a laissé des traces tant à Strasbourg que dans l’oeuvre de Mozart.

    Le 10 octobre 1778, Mozart, alors âgé de 22 ans, arrive à Strasbourg en provenance de Paris. Il s’installe au relais de poste de la Cour du Corbeau.

    Il donnera plusieurs concerts dans la capitale alsacienne : un récital de piano le 17 octobre (auquel assiste Maximilien de Wittelsbach, comte de Ribeaupierre et futur premier roi de Bavière), deux grands concerts avec orchestre les 24 et 31 octobre, des récitals d’orgue au Temple Neuf et à Saint-Thomas.

    Il y fera la connaissance des frères Wendling (originaires de Ribeauvillé), Johann Baptist Wendling, célèbre flûtiste virtuose, pour l’épouse duquel il créera le rôle d’Ilia dans Idomeneo et Franz Anton Wendling, violoniste réputé, dont l’épouse sera le créatrice d’Elettra du même opéra !

    Il rencontre également le compositeur et maître de chapelle de la cathédrale, Franz Xaver Richter, dont il espère, un temps, reprendre la charge : « Si le maître de chapelle était mort, j’aurais obtenu une bonne place… celui-ci est maintenant très modéré : au lieu de 40 bouteilles de vin, il n’en avale plus que 20 environ par jour », du fameux facteur d’orgue Jean-André Silbermann et d’un franc-maçon local, Franz Heinrich Ziegenhagen, dont il mettra un texte en musique sous le titre de petite cantate allemande “Die ihr des unermesslichen Weltalls“ K. 619, pour voix et piano.

    Le 3 novembre, Mozart quitte Strasbourg pour Mannheim en emportant dans ses bagages un air populaire alsacien qui deviendra le thème du dernier mouvement de son 3ème concerto pour violon, dit "Strassburger" (à partir de 8:00 dans la vidéo ci-dessous).

    Imaginons un instant que Mozart ait obtenu la place de Richter et qu’il soit devenu maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg : Ignace Pleyel n'aurait pas remplacé Richter en 1789, il n’aurait pas rencontré Rouget de Lisle… et la Marseillaise n’aurait peut-être pas vu le jour !

    Et aucun doute quant à son intégration : Mozart aurait fait un bon Alsacien d'adoption, lui qui mettra en musique, en 1782, l'une des interjections favorites de tout bon Alsacien.