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Alsace

  • Guy Ropartz

    Ropartz.jpgGuy Ropartz est né le 15 juin 1864 à Guigamp.

    Après des études de droit à Rennes, il entre au Conservatoire de Paris en 1885 où il étudie la composition avec Massenet et l’orgue avec César Franck.

    De 1889 à 1919, il est directeur du conservatoire de Nancy où il créé une saison de concerts symphoniques avec l’Orchestre du Conservatoire fondé par son prédécesseur en 1884 (en 1979, cet orchestre deviendra l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy).

    En 1919, il est nommé directeur du conservatoire et de l’orchestre municipal de Strasbourg (le plus ancien orchestre français, fondé en 1855, qui deviendra Orchestre Philharmonique de Strasbourg en 1972).
    Il succède ainsi aux chefs prestigieux qui avaient fait la réputation de cet orchestre durant la période allemande : Hans Pfitzner, Otto Klemperer et George Szell.
    Il occupera ces fonctions jusqu’à sa retraite en 1929.

    Il se retire alors dans on manoir de Lanloup (Côtes-d'Armor) et se consacre totalement à la composition.

    Il décède le 22 novembre 1955, jour de la sainte Cécile, patronne des musiciens !

     

  • Découverte de la potasse en Alsace.

    Potasse.jpgOn savait, depuis un sondage effectué dans sa propriété de Dornach par Gustave Dollfus en 1896, que le sous-sol renfermait du sel gemme. Mais c’est le 11 juin 1904 qu’eut lieu “le“ forage, celui qui révéla la présence de la potasse : «Echantillons constitués par quelques impuretés (argiles, calcaires dolomitiques et schistes) mêlés à du chlorure de sodium et du chlorure de potassium» tel est le constat du laboratoire strasbourgeois chargé d’analyser les prélèvements.

    A l’origine de cette découverte, trois personnages étonnants.

    Amélie Zürcher, de Bollwiller, est la fille du propriétaire d’une filature. A la mort de celui-ci, elle s’installe dans sa propriété du Lutzelhof, des terres relativement pauvres, qui recouvre une grande partie du lieu-dit Ochsenfeld, à cheval sur les bans communaux de Cernay et Wittelsheim. L’Ochsenfeld, là-même où Jules César remporta une célèbre victoire sur Arioviste et ses Germains !

    Jean-Baptiste Grisez, né en 1861 à La Chapelle-sous-Rougemont (alors encore dans le Haut-Rhin) a repris la brasserie familiale. Mais il a une passion, la radiesthésie, qui lui a permis de trouver des sources mais aussi des filons métallifères.

    Joseph Vogt est originaire de Soultz-Haut-Rhin. Il dirige quatre usines (fonderies de fonte à Soultz, Mulhouse et Masevaux, de cuivre à Niederbrück). Il fonde la société de sondage “Gute Hoffnung“ (Bonne Espérance) spécialisée dans la fabrication de tours de forage à grande profondeur afin de trouver des minéraux pour alimenter ses usines.

    Selon la légende, une nuit, Amélie Zürcher fît un rêve prémonitoire : «Une nuit je me réveillai avec la certitude que quelque chose était caché sous nos terres qui devait m’assurer la fortune que la pauvreté du sol me refusait.». Sa rencontre avec Vogt, qui collaborait déjà avec Grisez, va être déterminante. Ils créent alors la “Société en participation pour la recherche de la houille en Alsace“ dont les forages vont aboutir à cette découverte de juin 1904. Encouragé par ce premier résultat, ils poursuivent leur forage jusqu’à atteindre, à une profondeur 1119 mètres, le filon qui allait être le point de départ de l’exploitation de la potasse en Alsace. C’était le 31 octobre 1904. L’exploitation proprement dite commença en février 1910 et se poursuivra jusqu’en septembre 2002.

  • Naissance d'une brasserie

    Le 6 juin 1664, Jérôme Hatt obtient son diplôme de maître brasseur. Il n’est alors que locataire de la brasserie du Canon qu’il rachètera en 1669. Celle-ci est installée dans la Cour du Corbeau.

    Le 9 juin, il marque de son sceau son premier tonneau de bière. C'est le début d'une histoire qui se poursuit de nos jours…

    La brasserie se développe rapidement et les affaires sont florissantes, mais elle doit faire face à un double problème : les fréquentes crues de l’Ill et le manque de place pour s’agrandir. En 1850, Frédéric-Guillaume Hatt décide donc de transférer sa brasserie dans la périphérie de Strasbourg, à Cronenbourg. A l’abri des inondations, la bière peut être conservée en sous-sol à une température n’excédant pas les 10° C, en application du nouveau procédé de fermentation basse.

    A partir de 1857, la bière conquiert le marché parisien grâce au train et, un peu plus tard, aux fûts pasteurisés.

    En 1922, la Brasserie Hatt rachète la "Brasserie du Tigre", un célèbre restaurant strasbourgeois et, à cette occasion, lance la marque "Tigre Bock". Elle devient la première brasserie alsacienne.

    Kronenbourg.jpgEn 1947, le descendant de Jérôme Hatt qui dirige alors l’entreprise va initier un profond changement. La marque "Tigre Bock" disparaît au profit de "Kronenbourg". Hasard de l’histoire, celui qui créée cette nouvelle marque porte le même prénom que son ancêtre qui créa la brasserie, Jérôme.

    En 1952, à l’occasion de l’avènement d’Elisabeth II (couronnée le 2 juin 1953 mais devenue reine le 6 février 1952), une bière spéciale est lancée. L’habillage “royal“ de la bouteille lui vaut le surnom de “col blanc“ et son nom est également un hommage à la longue histoire de la brasserie : “Kronenbourg 1664“.

    Puis les innovations se succèdent :
    1953 : lancement de la première boîte métallique.
    1963 : première bouteille non consignée : la "canette"
    1969 : construction d’une nouvelle brasserie, la plus grande d’Europe, à Obernai. 

    En 1970 la brasserie entre dans le giron du Groupe BSN-Danone aux côtés de la Société Européenne de Brasseries qui commercialise les marques Kanterbräu et Gold.

    En 1986 Kanterbräu et Kronenbourg fusionnent et deviennent "Brasseries Kronenbourg".

    En 2000 les "Brasseries Kronenbourg" sont rachetées par le groupe Scottish & Newcastle. De nouveaux produits sont créés : "1664 Blanc", "Kronenbourg Pur Malt", "Grimbergen Cuvée Blanche"… 

    En 2008 les "Brasseries Kronenbourg" sont rachetées par Carlsberg Group, le 4ème groupe brassicole au monde. 

    En 2009, les "Brasseries Kronenbourg" sont le premier brasseur de France et le brasseur préféré des Français. En produisant une bière sur trois consommées en France, Kronenbourg est la marque n°1 du marché français.