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Alsace

  • Pose de la première pierre du centre de télévision de Strasbourg

    Antenne Strasbourg.jpg21 septembre 1952 : Pose de la première pierre du centre de télévision de Strasbourg qui sera inauguré le 29 janvier 1954.
    L’antenne, haute de 112 mètres, ne sera opérationnelle qu’à la fin de l’année. Entretemps, à partir du 3 novembre 1953, c’est une antenne provisoire qui permettra de diffuser les émissions de la seule chaîne française, faisant de l’Alsace le deuxième pôle régional desservi après Lille.
    Enfin, l’Alsace… disons plutôt l’agglomération strasbourgeoise car, avec une hauteur de 40 mètres, l’antenne provisoire ne permet pas de couvrir une plus vaste zone.

  • Adrien Wild, illusionniste

    Adrien Wild est né à Colmar le 19 septembre 1992. A 18 ans, il commence la magie. Pour le découvrir…

  • Ettore Bugatti

    Bugatti.jpgEttore Bugatti est né le 15 septembre 1881 au Castello Sforzo à Milan dans une famille d’artistes : son père, Carlo, est ébéniste et designer, son oncle, Giovanni Segantini, est peintre et son grand-père, Giovanni Luigi Bugatti, est un sculpteur et architecte reconnu. C’est donc fort logiquement qu’il entre à l’Académie des Beaux-Arts Brera de Milan où, avec son frère cadet Rembrandt, il étudie la sculpture.

    Mais sa vraie passion est toute autre : il la découvre en 1895 (il a 14 ans) lorsqu’il reçoit en cadeau un tricycle à moteur qu’il s’amuse à modifier.
    A 17 ans, il entre en apprentissage chez un constructeur de cycles où il concevra son premier triporteur motorisé. En 1899, il réalise son premier véhicule à quatre roues. Il se passionne également pour la vitesse et prend part à des courses, dont un Paris-Bordeaux qu’il terminera à la deuxième place avec une moyenne de 80 km/h.
    En 1900, il conçoit et réalise une voiture qui est présentée au Salon international de l’automobile de Milan et qui lui vaudra le Grand Prix de la ville de Milan ainsi que le Prix d’encouragement du Club automobile de France. C’est cette voiture qui attire l’attention du baron De Dietrich qui lui confie la direction technique de l’usine automobile qu’il a créé en 1896 et qui construit des voitures sous licence Amédée Bollée. Ettore étant encore mineur, c’est son père qui signe son contrat, le 2 juillet 1902. Il quitte l’Italie pour s’installer à Niederbronn, siège de l’usine, où il fera la connaissance d’Emile Mathis, concessionnaire des Automobiles De Dietrich.
    En 1904, De Dietrich abandonne la construction de voitures. Bugatti s’associe alors avec Mathis. Une nouvelle société, la Société Alsacienne de Construction Mécanique, est créée et une usine est construite à Illkirch-Graffenstaden.
    En 1906, les deux associés se brouillent et, l’année suivante, Bugatti est engagé par Deutz Gasmotoren-Fabrik, à Cologne. Il quitte Deutz en 1909 puis, avec son indemnité, reprend le bail d’une ancienne teinturerie à Molsheim où il produit sa propre voiture. La guerre le contraint à quitter la région, mais il revient dès la paix revenue et reprend, à plus grande échelle, la conception et la production d’automobiles. Ses voitures remportent de nombreuses victoires.
    En 1932, son fils Jean (né en 1909) prend la direction de l’écurie de course et de la production. Ettore, lui, se lance dans la production d’autorails.
    En 1936, les mouvements de grève nationaux affectent également l’entreprise. Ettore Bugatti, surpris et déçu par l’attitude de ses ouvriers, quitte la direction de la société qu’il confie à Jean. L’année suivante, à la demande du gouvernement, il se lance dans la construction d’avions, mais la guerre viendra rapidement mettre un terme à cette nouvelle aventure.
    Le 11 août 1939, Jean Bugatti décède des suites d’un accident survenu lors d’essais sur route. Avec l’occupation et l’exode, le parc de machines est transféré à Bordeaux puis rapatrié à Molsheim après la capitulation de 1940. Mais Bugatti est contraint, sous la pression de l’occupant, de vendre son usine. Après la guerre, il tente de la récupérer. Au printemps 1947, il se rend à Molsheim, sur les lieux de l’accident de son fils, mais, à son retour à Paris, tombe malade puis est frappé d’apoplexie. Son usine lui est rendu peu de temps avant son décès, le 21 août 1947 à Neuilly-sur-Seine.

     

    De Bugatti aux frères Schlumpf

    En 1962, Hugh Conway, grand spécialiste des automobiles Bugatti, publie une liste des propriétaires de ces voitures. Cette liste attire l’attention des frères Schlumpf qui les contactent tous et arrivent ainsi à acquérir une cinquantaine de Bugatti, véritable point de départ de leur collection. En 1963, lors de la ventes des usines à Hispano-Suiza, les héritiers Bugatti leur vendent en lot les 18 voitures restantes (dont la Royale personnelle d’Ettore Bugatti) ainsi que les prototypes, moteurs et pièces.

     

    Le renouveau

    En 1998, c’est Volkswagen qui reprend la marque Bugatti et installe le siège de la nouvelle société, Bugatti Automobiles S.A.S. (filiale de Volkswagen France) à Molsheim, au château Saint-Jean, la résidence d’Ettore Bugatti. Cest également à Molsheim qu’est construit l’Atelier, l’unité de production, d’où sort la première voiture en 2005.