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  • Christiane Scrivener, première ministre de la consommation

    Christiane_Scrivener.jpgChristiane Scrivener est née Christiane Fries, le 1er septembre 1925 à Mulhouse.

    Elle fait des études de droit, de lettres et de psychologie à l’université de Paris et des études linguistiques à l’université de Springfield (Massachusetts). Elle est diplômée de la Harvard Business School. En 1958, elle participe à la création de l’Agence pour la coopération technique, industrielle et économique dont elle devient directrice générale.

    Le 12 janvier 1976, elle est appelée au gouvernement et devient la première titulaire du tout nouveau secrétariat d’état à la consommation, fonction qu’elle occupera jusqu’au 31 mars 1978. Durant cette période, elle sera à l’origine de plusieurs textes importants notamment la loi sur la protection et l’information des consommateurs et la loi sur le crédit. Son action dans ce domaine lui vaudra le surnom de “Madame consommation”.

    En 1979, elle est élue au parlement européen sur la liste de Simone Veil. Elle y siégera pendant dix ans avant d’être nommée, en 1989, à la Commission européenne, en charge de la fiscalité, de la douane et de la politique des consommateurs devenant (avec la grecque Vasso Papandreou) la première femme commissaire. Elle y restera jusqu’en 1995. L’année suivante, elle est nommée médiateur auprès de la Société Générale.

    Elle est l’auteur de “L’Europe, une bataille pour l’avenir” (Plon, 1984) et “Histoires du petit Troll”, recueil d’histoires pour enfants (Nathan, 1985).

  • Franz Anton Adam Stockhausen

    Franz Anton Adam Stockhausen est né à Cologne le 1er septembre 1789. Professeur de harpe à Paris, il fait la connaissance de Marguerite Schmuck (Guebwiller, 29 mars 1803 - Colmar, 6 octobre 1877), cantatrice réputée. Il l'accompagne lors de ses tournées en Europe, puis le couple s'installe à Guebwiller en 1840. Il meurt à Colmar le 10 septembre 1868).

    Deux des enfants du couple feront également carrière dans la musique :

    • Julius (22 juillet 1826 à Paris - 22 septembre 1906 à Francfort), membre de l'Opéra-Comique à ses débuts,chanteur et professeur réputé. Il est le créateur de la partie de baryton du Requiem allemand de son ami Brahms,
    • Franz (30 janvier 1839 à Guebwiller - 4 janvier 1926 à Strasbourg) sera nommé maître de chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, puis directeur du conservatoire en 1871 (il à 32 ans), poste qu'il occupe jusqu'en 1907.

     

  • Le Pfifferdaj, la Fête des Ménétriers de Ribeauvillé

    Ce week-end a lieu la plus ancienne des fêtes alsaciennes, le Pfifferdaj, la Fête des Ménétriers, à Ribeauvillé.

    Le rituel est immuable : animations médiévales, cortège historique et… passage obligé à la fontaine de la place de l’Hôtel de Ville : ce n’est pas de l’eau qui en coule ce jour-là, mais du vin !

    C’est vers 1390 que les ménétriers, ménestrels et troubadours prirent l’habitude de se réunir à Ribeauvillé le 8 septembre, à l’occasion de la fête de la Nativité de la Vierge (non loin de Ribeauvillé se trouve Notre Dame de Dusenbach, lieu de pèlerinage connu depuis le XIIIème siècle).
    Selon la légende, lors de l’une de ses fêtes, le seigneur de Ribeaupierre aurait donné une pièce à un troubadour qui avait cassé son instrument : pour le remercier de son geste, les musiciens le reconnurent comme leur suzerain.
    Le 20 avril 1400, Maximin Ier de Ribeaupierre remet à la confrérie des Ménétriers sa charte.

    En 1533, cette confrérie est divisée en trois sections :
    Ribeauvillé devient le siège de celle d’Alsace moyenne. La tradition s’y est perpétuée jusqu’à la révolution : la dernière rencontre eut lieu en 1788. Mais l’habitude était prise, et bien que les musiciens ne venaient plus en pèlerinage, la fête fut maintenue tous les premiers dimanches de septembre sous forme de foire annuelle avant de renouer avec la tradition en 1802 : le Pfifferdaj était né.
    La section d’Alsace supérieure siégeait à Vieux-Thann et y tenait sa fête le 14 septembre.
    Le sort de la section d’Alsace inférieure est étroitement lié à celui des seigneurs de Ribeaupierre. La lignée masculine des Ribeaupierre s’éteignit avec le comte Jean-Jacques et, comme sa fille ne pouvait hérité du titre et de la seigneurie, c’est à l'époux de celle-ci , Chrétien II, duc de Bischwiller-Birkenfeld (fils de Chrétien Ier de Birkenfeld-Bischweiler et de Madeleine de Wittelsbach-Deux-Ponts, détail qui a son importance comme nous le verrons plus tard) qu'ils revinrent. Celui-ci transféra le siège de cette section à Bischwiller où la fête se déroulait alors le lundi suivant le 15 août.

     

     

    D’une fête à une autre

    Le dernier comte de Ribeaupierre né à Ribeauvillé était Frédéric-Michel de Deux-Ponts-Birkenfeld. Son fils, Maximilien de Wittelsbach, colonel du régiment Royal Alsace, devint, par la volonté de Napoléon, premier roi de Bavière. Et c’est pour fêter le mariage du fils de Maximilien, le futur roi Louis Ier de Bavière (né à Strasbourg) que fut créée la célèbre Oktoberfest de Munich.

    Parmi les descendants directs de ces seigneurs de Ribeaupierre à qui l'on doit le Pffiferdaj, on trouve l'impératrice Sissi, l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, l'empereur Maximilien Ier du Mexique et, depuis le mariage d'Elisabeth de Bavière (arrière-petite-fille de Maximilien de Wittelsbach) avec Albert Ier de Belgique, les rois des Belges.