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  • Paul Rohmer

    Rohmer.jpgPaul Rohmer, né le 1er novembre 1876 à Huttenheim (Bas-Rhin), est l’un des fondateurs de la pédiatrie moderne.

    Après avoir passé son doctorat à Strasbourg en 1901, il exerce à Marbourg, puis à Cologne. Mobilisé dans l’armée allemande durant la Première Guerre mondiale, il est affecté à l’hôpital militaire de Metz. En 1919, il est nommé titulaire de la toute nouvelle chaire de pédiatrie de la faculté de médecine de Strasbourg.

    Convaincu que la pédiatrie doit avoir un prolongement au-delà de son aspect purement médical, il fonde, en 1920, l’Association Alsacienne et Lorraine de puériculture dont les résultats seront à l’origine de la création, par une ordonnance du 2 novembre 1945, de la Protection maternelle et infantile.

    Jusqu’à sa retraite, à 70 ans, le professeur Rohmer dirigera la clinique infantile de Strasbourg. Sa réputation est telle qu’il comptera parmi ses patients les enfants de la famille royale belge, du chancelier Adenauer, du comte de Paris…

    Un hommage solennel lui est rendu à l’occasion de son centième anniversaire, le 1er novembre 1976, à faculté de médecine de Strasbourg.

    Il meurt à Strasbourg le 2 mars 1977.

  • L'Amico Fritz, un opéra ayant l'Alsace pour cadre.

    Le 31 octobre 1891, au Teatro Costanzi de Rome, a été créé un opéra de Pietro Mascagni (le compositeur de “Cavalleria rusticana“) ayant pour cadre l’Alsace. Le livret (en italien !) de Nicola Daspuro s’inspire du “best seller“ de l’époque, “L’ami Fritz“ d’Erckmann-Chatrian. Si d'autres œuvres lyriques se déroulent en Alsace (notamment celles de Jean-Baptiste Weckerlin, sur des livrets en alsacien), elles ont été largement oubliées : "l'Amico Fritz", bien que rarement jouée, est la seule à s'être maintenue, tant bien que mal, au répertoire.

    Si certains situent l’action en Lorraine, voire en Bavière (!), le livret est très clair sur ce point : “L’azione ha luogo in Alsazia, 1890“. Et “L’amico Fritz“ va être un immense succès. L’une de ses mélodies, le “duo des cerises“ deviendra même extrêmement populaire.

     

     

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  • Madame Tussaud, née à Strasbourg !

    Tussaud.jpgLe musée de cire de Madame Tussaud est l'un des haut-lieux touristiques de Londres. Mais combien de visiteurs savent que Madame Tussaud était... strasbourgeoise ?

    Marie Grosholtz naît à Strasbourg le 1er décembre 1761. Nous sommes alors en pleine Guerre de Sept ans et le père de Marie, Joseph, meurt sur le champ de bataille deux mois avant la naissance de sa fille. Pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille, sa mère, Anne, devient femme de ménage du docteur Philippe Mathé-Curtz, dit Curtius. Ce dernier est non seulement médecin et physicien, mais également sculpteur sur cire : il utilise cette technique pour illustrer l’anatomie humaine. Anne et Marie s’installent chez lui à Berne et Curtius se prend d’affection pour la petite fille qui l’appelle son oncle. La sculpture devient l’activité principale de Curtius qui, en 1765, s’installe à Paris pour y créer un cabinet de portraits en cire qui acquiert une certaine notoriété : il réalise le portrait de Madame du Barry. Marie et sa mère, qui dans un premier temps étaient restés à Berne, le rejoignent en 1767. Curtius expose pour la première fois ses travaux en 1770 et, devant le succès, déménage son exposition dans un lieu plus vaste au Palais Royal en 1776. Il forme Marie à la technique du modelage en cire et, reconnaissant un talent évident, lui confie la réalisation de certains portraits. Sa première réalisation sera un buste de Voltaire en 1777. Suivront Jean-Jacques Rousseau, Benjamin Franklin, Bonaparte, Robespierre… De 1780 à 1789, la jeune femme est également le professeur d’arts de la soeur de roi. Cela lui vaudra d’être arrêtée et condamnée à mort. Elle est enfermée dans la même cellule que Joséphine de Beauharnais mais, alors qu’on lui a déjà rasé la tête pour son exécution, elle est graciée et chargée de réaliser les masques mortuaires des guillotinés. C’est à elle que l’on doit, entre autres, les masques de Marie-Antoinette, Marat et Robespierre.

    En 1794, Curtius meurt et lui lègue sa collection. L’année suivante, elle épouse François Tussaud. En 1802, le traité d’Amiens est signé et la paix revenue, elle part pour Londres (avec son fils aîné alors âgé de quatre ans) afin d’y présenter ses portraits. Malheureusement, durant son séjour se conclue la Troisième coalition et les hostilités reprennent. Dans l’impossibilité de rentrer en France, elle présente ses collections dans toute l’Angleterre et en Irlande. Ce n’est qu’en 1822 que son second fils peut enfin la rejoindre.

     Elle installe une exposition permanente dans Baker Street en 1835, rédige ses mémoires en 1840 et réalise un autoportrait (visible aujourd’hui encore à l’entrée du musée) en 1842.

    Elle meurt durant son sommeil le 15 avril 1850, dans sa maison de Londres.