Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sébastien Stoskopff

Il y a Stoskopf et Stoskopff… Ne pas confondre ! Les dialectophones connaissent bien Gustave Stoskopf, l’un de nos plus éminents auteurs dont les pièces sont très régulièrement à l’affiche des théâtres alsaciens. On connaît aussi son fils, Charles-Gustave, architecte et urbaniste, fondateur de l’Institut des Arts et Traditions Populaires d’Alsace. On connaît un peu moins Sébastien Stoskopff, peintre strasbourgeois baptisé le 13 juillet 1597.

Jusque dans les années 1930, son oeuvre était largement tombée dans l’oubli. Nous devons sa redécouverte à Hans Haug, directeur des musées de Strasbourg, mais c’est surtout une exposition consacrée aux peintres de la réalité, au Musée de l’Orangerie en 2006, qui révèle au grand public l’un des maîtres de la nature morte.

Sebastian_Stoskopff_001.jpg

Nature morte aux verres et au pâté (Musée de l’Oeuvre Notre-Dame, Strasbourg)

 

Sébastien Stoskopff est baptisé né Strasbourg. Comme souvent à cette époque, la date de naissance n'est pas connue de manière sûre, mais on connaît celle de son bâptème, le 13 juillet 1597. Son père prend rapidement conscience du talent de son fils et, en décembre 1614, demande l’aide de la municipalité pour placer son fils en apprentissage auprès d’un maître connu, Daniel Soreau, à Hanau. A la mort de celui-ci, en 1619, c’est Stoskopff qui reprend la direction de l’atelier. En 1622, il gagne Paris où il peindra la première oeuvre datée et signée de son nom, “Nature morte aux livres et à la chandelle“ (huile sur bois, 1625. Museum Boymans van Beuningen, Rotterdam). Stoskopff fait un voyage en Italie (il existe des traces de son passage à Venise en 1629), rentre à Paris, séjourne à Toyes en 1633, puis, en 1641 s’installe à Strasbourg. En 1656, sur l’insistance du comte Jean de Nassau, il s’installe à Idisheim, sur les terres de ce dernier. Il y décède le 10 février 1657.

 

La_grande_vanité.jpg

La grande vanité (Musée de l’Oeuvre Notre-Dame, Strasbourg)

Selon les spécialistes, il reste aujourd’hui environ 70 oeuvres identifiées de Stoskopff. On peut en voir aussi bien au Museum Boymans van Beuningen de Rotterdam, qu’à l’Institute of Arts de Detroit, au Kunstmuseum de Bâle, au Musée des Beaux-Arts de Lyon, au Metropolitan museum de New York, à l’ University Art Museum de Princeton, au Musée des Beaux-Arts André Malraux du Havre, au Louvre… mais la collection la plus importante se trouve au Musée de l’œuvre Notre Dame, à Strasbourg.

 

Écrire un commentaire

Optionnel