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L'Alsace en musiques - Page 2

  • Gaston Villemer

    L’auteur de “Alsace et Lorraine“, Gaston Villemer, avait fait de la chanson revancharde son fond de commerce. Ces textes sont d’un antigermanisme primaire, parfaitement en phase avec le patriotisme exacerbé de son époque. A écouter comme témoignage historique, avec tout le recul qui s’impose.

     

    "Le Maître d'école Alsacien", pour laquelle je n'ai trouvé aucun extrait rappelle étrangement la nouvelle "La dernière classe" d'Alphonse Daudet.

    C’est dans une école d’Alsace
    Où le soleil de ses rayons
    Éclaire toute la classe
    De fillettes et de garçons.
    C’est l’heure où l’on apprend à lire
    Tous les enfants taisent leurs voix
    Car le vieux maître vient de dire
    Parlant la langue d’autrefois

    La patrouille allemande passe
    Baissez la voix mes chers petits
    Parler français n’est plus permis
    Aux petits enfants de l’Alsace

    Le maître en parlant de la France
    Avait des larmes dans les yeux
    Sa voix enseignait l’espérance
    Aux orphelins silencieux
    Il leur disait : Dans vos prières
    Le soir quand vous joindrez les mains
    Parlez la langue de vos pères
    Qui sont tombés sur nos chemins

    La patrouille allemande passe
    Baissez la voix mes chers petits
    Parler français n’est plus permis
    Aux petits enfants de l’Alsace

    Enfants, vous qu’a frappés la guerre
    Souvenez-vous de nos malheurs
    Et que la nouvelle frontière
    N’existe jamais pour vos cœurs
    Les yeux tournés vers la patrie
    Grandisses, l’heure sonnera
    Où son âme aujourd’hui meurtrie
    Vers elle vous rappellera

    La patrouille allemande passe
    Baissez la voix mes chers petits
    Un jour la langue du pays
    Nous la reparlerons dans l’Alsace.

     

  • Dr Hans in Schnokeloch

    L’incontournable, l’hymne alsacien ! Il est a ce point représentatif de la région que des compositeurs l’ont introduit dans leurs œuvres dédiées à l’Alsace : on peut entendre son thème dans la “Marche alsacienne“ ou dans la dernière des “Scènes alsaciennes“ (Dimanche soir) de Massenet. En prime une petite curiosité (qui m'a été signalée par un fidèle lecteur de ce blog) : Paul-Henry Joubert a composé une petite pièce (moins de 5 mn), le concerto "Les cigognes" (avec accompagnement de piano) destinée aux jeunes élèves de fin de 1er cycle de classe de violon.

    Hans im Schnòckeloch (littéralement “Jean du trou à moustiques”) ferait référence à un aubergiste de Koenigshoffen, aujourd’hui un quartier de Strasbourg, mais au moyen-âge une zone marécageuse, infestée de moustiques, d’où le qualificatif de “trou à moustiques”. Ce Hans avait la réputation d’être particulièrement râleur, jamais satisfait… L’Alsacien type, en somme !

    D’r Hans im Schnòckeloch hät àlles, wàs er will !
    Un wàs er hät, dess will er nit,
    Un wàs er will, dess hät er nit.
    D’r Hans im Schnòckeloch hät àlles, wàs er will !

    Jean du trou à moustiques a tout ce qu’il veut !
    Mais ce qu’il a, il n’en veut pas,
    Et ce qu’il veut, il ne l’a pas.
    Jean du trou à moustiques a tout ce qu’il veut !  

     

  • Zu Straßburg auf der Schanz

    Un poème allemand, dont l’origine est inconnue, “Zu Straßburg auf der Schanz“, a été mis plusieurs fois en musique, comme chanson populaire sous le titre “Der Schweitzer“ ou “Der Deserteur“, mais également par Mahler dans son cycle “Lieder und Gesänge aus der Jugendzeit“ et par Wilhelm Kienzl dans son opéra “Der Kuhreigen“ (4:50 dans la 3ème vidéo) créé le 23 novembre 1911 à Vienne (j’ai découvert cette dernière version, interprétée par René Kollo, lors de l’enregistrement d’une émission de télévision allemande à Strasbourg). Il n’évoque pas à proprement parler Strasbourg, mais les derniers instants d’un mercenaire suisse, stationné à Strasbourg, qui tente de déserter mais est arrêté et condamné à mort (la légende veut que lorsqu'un Suisse entend le "Ranz des vaches" - Kuhreigen - il éprouve le besoin irrésistible de rentrer dans son pays).