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Baron De Dietriech né un 4 novembre à Strasbourg

Dietrich.jpgPhilippe-Frédéric De Dietrich est né le 4 novembre 1748 à Strasbourg.

Issu de la vieille famille de maîtres de forges et de banquiers originaire de Niederbronn, il est un scientifique reconnu, élu à l’Académie des Sciences en 1786. C’est lui qui démontre la nature volcanique du Kaisersthul. Lui encore qui, assisté de Lavoisier, reproduit devant l’Académie les expériences de Volta qui avait mis en évidence la nature inflammable des gaz des marais (découvrant ainsi la méthanisation).
“Commissaire du roi à la visite des usines, des bouches à feu et des forêts du royaume“, il publie une “Description des gîtes de minerai et des bouches à feu du royaume“, le plus complet recensement de l’époque des mines et hauts-fourneaux de France.

Maire de Strasbourg de 1790 à 1792, il est à l'origine de notre hymne national, “La Marseillaise“. Le Baron de Dietrich tenait salon. Parmi les habitués, le capitaine Rouget de Lisle, affecté au bataillon “Les enfants de la Patrie“. Le 25 avril, un courrier annonce la déclaration de guerre faite cinq jours plus tôt au roi de Bohème et de Hongrie. Selon la légende, le baron aurait demandé au capitaine : «Monsieur de Lisle, trouvez un beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l’appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la Nation». Autre habitué de ce salon, le maître de chapelle de la cathédrale, Ignace Pleyel qui avait déjà collaboré avec Rouget de Lisle et qui serait le véritable compositeur de l'hymne. C’est le baron lui-même, qui avait, paraît-il, une assez jolie voix, qui l’interpréta pour la première fois, accompagné au clavecin par la baronne.

Soupçonné de protéger des prêtres réfractaires et accusé d’avoir manifesté son opposition à l’insurrection du 10 août 1792 (prise des Tuileries et arrestation de la famille royale), il comparaît devant le tribunal de Besançon qui l’acquitte. Mais, sous la pression de Robespierre qui voit en lui en dangereux conspirateur, il est transféré à Paris et rejugé. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, il sera guillotiné le 29 décembre 1793.
Le 23 août 1795, après la chute de Robespierre, il est réhabilité par la Convention Nationale.

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