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Mozart à Strasbourg

Mozart.jpgMozart est né le 27 janvier 1756, c’est donc aujourd’hui son anniversaire. En 1778, il a séjourné à Strasbourg. Un séjour qui a laissé des traces, tant à Strasbourg que dans l’œuvre de Mozart.

Le 10 octobre 1778, Mozart, alors âgé de 22 ans, arrive à Strasbourg en provenance de Paris. Il s’installe au relais de poste de la Cour du Corbeau.

Il donnera plusieurs concerts dans la capitale alsacienne : un récital de piano le 17 octobre (auquel assiste Maximilien de Wittelsbach, comte de Ribeaupierre et futur premier roi de Bavière), deux grands concerts avec orchestre les 24 et 31 octobre, des récitals d’orgue au Temple Neuf et à Saint-Thomas.

Il y fera la connaissance des frères Wendling (originaires de Ribeauvillé), Johann Baptist Wendling, célèbre flûtiste virtuose, pour l’épouse duquel il créera le rôle d’Ilia dans Idomeneo et Franz Anton Wendling, violoniste réputé, dont l’épouse sera le créatrice d’Elettra du même opéra !

Il rencontre également le compositeur et maître de chapelle de la cathédrale, Franz Xaver Richter, dont il espère, un temps, reprendre la charge : « Si le maître de chapelle était mort, j’aurais obtenu une bonne place… celui-ci est maintenant très modéré : au lieu de 40 bouteilles de vin, il n’en avale plus que 20 environ par jour », du fameux facteur d’orgue Jean-André Silbermann et d’un franc-maçon local, Franz Heinrich Ziegenhagen, dont il mettra un texte en musique sous le titre de petite cantate allemande “Die ihr des unermesslichen Weltalls“ K. 619, pour voix et piano.

Le 3 novembre, Mozart quitte Strasbourg pour Mannheim en emportant dans ses bagages un air populaire alsacien qui deviendra le thème du dernier mouvement de son 3ème concerto pour violon, dit "Strassburger" (à partir de 8:00 dans la vidéo ci-dessous).

Imaginons un instant que Mozart ait obtenu la place de Richter et qu’il soit devenu maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg : Ignace Pleyel n'aurait pas remplacé Richter en 1789, il n’aurait pas rencontré Rouget de Lisle… et la Marseillaise n’aurait peut-être pas vu le jour !

Et aucun doute quant à son intégration : Mozart aurait fait un bon Alsacien d'adoption, lui qui mettra en musique, en 1782, l'une des interjections favorites de tout bon Alsacien.

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