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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile - Page 31

  • 21 novembre 1944 : libération de Mulhouse

    Gare Mulhouse.jpgLe 20 novembre 1944, le 2e bataillon du 6e Régiment de Tirailleurs Marocains, agissant en renforcement de la 1re DB, arrive aux portes de Mulhouse. Les premiers coups de feu sont entendus vers 16 heures. Ils sont rejoints dans la soirée par les blindés du général Caldairou, arrivant de Pfetterhouse et de Kembs. A 20 heures, le groupement Gardy a pris pied sur le canal situé à l’ouest de la gare, mais la nuit interrompt la progression. Les troupes allemandes en profitent pour fortifier leurs positions dans les casernes de la ville.

    Le 21 novembre, à partir de 8 heures, les troupes françaises sous le commandement du général de Lattre de Tassigny pénètrent dans Mulhouse.
    Ce sont d’abord les tirailleurs, partis du Rebberg, qui prennent la gare à 8 heures. Leur objectif est d’atteindre la caserne Coehorn en passant par la “Hermann Goering Platz“ (place de la République), la “Adolphe Hitler Straße“ (rue du Sauvage), qu’ils atteignent à 10 heures, et l’avenue de Colmar.

    L’avance des troupes est retardée par les Mulhousiens, de plus en plus nombreux à descendre dans les rues. Dans son journal, le capitaine Fourrière, qui commande la 6ème compagnie de Tirailleurs Marocains raconte : « Notre progression est ralentie par les Mulhousiens de plus en plus nombreux. Ils nous proposent de faire des prisonniers, ici deux officiers, là un groupe de soldats. Nous nous excusons de ne pouvoir glaner des prisonniers à chaque carrefour, nous répondons que nous devons prendre la caserne Coehorn, que d’autres troupes vont nous suivre et les débarrasseront de leurs hôtes indésirables. Nous sommes même arrêtés par des photographes !».
    A midi, la caserne est en vue, mais ce n’est que vers 20 h 30, après plusieurs tentatives et avec l’aide des blindés que le bâtiment central sera pris. Et la caserne ne sera totalement nettoyée que le lendemain à midi. Les Allemands se regroupent dans la caserne Lefèbvre.

    Le 23 novembre, c’est la 7ème compagnie de Tirailleurs Marocains, appuyés par des chars, qui est chargée de s’en emparer. Une section a réussi à parvenir dans un bâtiment proche, mais les Allemands contre-attaquent et, pour les dégager, le lieutenant Jean Carrelet de Loisy pénètre avec son char “Austerlitz“ dans la cour de la caserne. Un tir de panzerfaust touche le dessus de la tourelle du char, le lieutenant est tué sur le coup. Mais grâce à cette intervention, les tirailleurs peuvent se dégager.

    La prise de la caserne Lefèbvre marquera la fin des combats dans Mulhouse, mais les Allemands tiendront Lutterbach et Bourtzwiller jusqu’à début février 1945.

    La promotion 2007-2010 de Saint-Cyr porte le nom de “Promotion Lieutenant Carrelet de Loisy“

  • Pierre Hermé

    Pierre-Herme.jpgPierre Hermé est né le 20 novembre 1961 à Colmar.

    Il grandit dans l’appartement situé au-dessus de la boulangerie-pâtisserie familiale dans laquelle se sont succédées trois générations d’Hermé depuis 1870. A 10 ans, changement radical de vie : il devient pensionnaire chez les frères maristes à Issenheim.

    A 14 ans, sa décision est prise, il sera pâtissier ! Et c’est une petite annonce qui bouleversera sa vie : Gaston Lenôtre, le Maître de la pâtisserie française cherche des apprentis. Ses parents l’emmènent à Paris où il passe un entretien avec le responsable du personnel de Lenôtre et, en 1975, commence son apprentissage dans la prestigieuse maison. Il y restera jusqu’en 1986, année qui verra son arrivée chez Fauchon comme chef-pâtissier alors qu’il n’a que 24 ans.

    En 1996, il quitte Fauchon pour Ladurée et, la même année, créé (avec Charles Znaty et Michel Ferton) la Socrepa, Société de Créations Pâtissières. En 1998, il ouvre sa première boutique “Pierre Hermé Paris“ à l’hôtel New Otani à Tokyo, puis, en 2002 à Paris, rue Bonaparte.

    Il est le premier pâtissier à faire appel à un designer : c’est ainsi que naîtra “La cerise sur le gâteau“, dessiné par Yann Pennor, un gâteau tout chocolat au lait composé d’une dacquoise aux noisettes, d’un praliné feuilleté, d’une ganache, d’une chantilly et de fines feuilles de chocolat.
    En 2005, il crée, au sein de la prestigieuse Ecole Ferrandi, un atelier de formation à la haute pâtisserie.
    En 2008, il lance sa collection de macarons “Haute-couture“.
    Le 30 octobre de la même année, il inaugure sa manufacture de macarons et de chocolats à Wittenheim.

  • Paderewski, premier ministre polonais et professeur de piano à Strasbourg

    Paderewski.jpgMême s'il n'a fait qu'un cours séjour à Strasbourg, cette personnalité exceptionnelle a toute sa place ici.

    Ignacy Paderewski est né le 18 novembre 1860 à Kurylowka en Pologne. A 12 ans, il commence ses études de piano au conservatoire de Varsovie, puis se rend à Berlin et Vienne pour étudier la composition.

    En 1885, il s’installe à Strasbourg et devient professeur au conservatoire, puis entame une carrière internationale de concertiste. Pianiste virtuose, il triomphe sur les plus grandes scènes : lors de l’un de ses concerts parisiens (en présence de Tchaïkovski), il aura plus d’une heure de rappels !

    Jusque là, rien de bien original. C’est en 1910 qu’il commence à s’impliquer dans la vie de son pays en participant au financement d’une salle de concert à Varsovie, d’une statue de Chopin (érigée à l’occasion de son centenaire), d’une statue de Ladisals II (pour célébrer le 500e anniversaire de la victoire sur les chevaliers teutoniques)…

    En 1914, il fonde le “Comité central de secours pour les victime de guerre en Pologne“. En 1917, il rédige un mémoire sur une Pologne libre et indépendante qu’il remet au président américain Wilson. La même année, il devient représentant aux Etats-Unis du Comité national polonais (le gouvernement provisoire en exil) tout en organisant les bataillons de volontaires polonais combattant sur le front français.

    Le 27 décembre 1918, il se rend à Poznan, toujours occupée par les allemands, et provoque une insurrection populaire.

    En janvier 1919, il est nommé Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères de Pologne. C’est ainsi qu’il dirigera la délégation polonaise lors de la signature du Traité de Versailles. Il quitte ses fonction en décembre de la même année, mais reste très actif en tant que diplomate, notamment à la tête de la délégation polonaise à la Société des Nations.

    En 1922, il reprend le cours de sa carrière de pianiste et de compositeur.

    En 1936, il fonde un mouvement politique dont l’objectif est de rétablir la démocratie en Pologne.

    En décembre 1939, il prend la tête du Conseil national polonais en exil, fonction qu’il occupe jusqu’à sa mort, le 29 juin 1941 à New York. D’abord enterrée au cimetière d’Arlington, sa dépouille est transférée en Pologne où elle est inhumée en la cathédrale Saint-Jean de Varsovie lors de funérailles nationales en 1992.