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  • L'ami Fritz

    En Alsace, nous avons deux personnages emblématiques : le Hans em Schnokeloch et l’Ami Fritz.

    Pas de discussion pour le premier, qui fait référence à un vieux quartier de Strasbourg, le Schnokeloch (trou à moustiques), une zone marécageuse infestée de moustiques entre l’Ill et le canal de la Bruche. Et c’est parce que ce lieu est Strasbourg que j’ai opté pour “Schnokeloch“ et non “Schnokaloch“ comme on l’écrit dans le Haut-Rhin


    Plus compliquée, l’histoire de l’Ami Fritz !

    Ce personnage, devenu l’une des principales figures de notre région (le mariage de l’ami Fritz, chaque année à Marlenheim, est l’une des grandes fêtes populaires régionales) se qualifie lui-même de “Bavarois“ !
    Les spécialistes, qui se sont penchés sur la question, sont à peu près d’accord : les lieux décrits se situent aux environs de Phalsbourg (région d’origine des auteurs), la ferme de Fritz est située à Meisenthal… nous sommes donc en Moselle. Mais il est également fait mention de Landau et Kaiserslautern, dans le Palatinat, dont le sud faisait alors partie de la Bavière.
    Pour compliquer encore un peu, cette région avait fait partie de l’Alsace avant 1815, Landau étant même l’une des dix villes de la Décapole (elle avait remplacé Mulhouse en 1515) !
    Il est vrai, qu’à cette époque, la notion de frontière était assez floue : il n’existe là aucune frontière naturelle.
    Alors, l’Ami Fritz est-il Lorrain ou Bavarois ?

    Etrangement, la question ne semblait pas se poser à l’époque de la publication du roman (1864). La popularité de l’ouvrage allait amener le compositeur italien Pietro Mascagni à s’intéresser au sujet et, en 1891, allait être créé à Rome son opéra “L’amico Fritz“. Et là, pas la moindre ambiguïté, le livret situe le lieu de l’action : “L'azione ha luogo in Alsazia, 1890“.
    Donc, c’est décidé, l’ami Fritz est bel et bien alsacien !
    Nous l’avons, nous le gardons

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  • Il n'y a pas que Strauss !

    C'est l'époque qui veut ça... les concerts du Nouvel An sont à l'affiche un peu partout. Et, allez savoir pourquoi, beaucoup de programmes font la part belle aux œuvres de Johann Strauss. L'influence du traditionnel concert de Vienne, sans doute. Sauf que nous ne sommes pas à Vienne. Ce qui peut sembler évident là-bas, n'a aucune justification ici !

    Le public ne sait sans doute pas que la musique des Strauss ne règnait pas sans partage : en France, à la cour impériale, et en Angleterre, à la cour de la reine Victoria, ce sont d'autres valses qui étaient jouées lors des bals officiels. Des valses du compositeur français Emile Waldteufel. Un strasbourgeois !

    (Voir l'article consacré à Waldteufel en date du 12 février 2011)