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Alsaciens célèbres - Page 10

  • Chris Marques, Colmarien et fier de l'être !

    CHRIS_MARQUES_105.jpgJean Christophe Marques est né à Colmar le 16 juin 1978 d'une mère espagnole et d'un père portugais. Ce dernier a un petit orchestre de musique latine et le jeune Chris l'accompagne souvent dans les bals qu'il anime.

    A 12 ans, il entre dans une école de danse et, six mois plus tard, remporte le championnat de France dans sa catégorie.

    A 17 ans, il part pour l'Angleterre où, tout en continuant la danse, il fait des études de psychologie et se lance dans les affaires, devenant l’un des plus jeunes e-commerce managers d'Europe.

    Deux ans plus tard, il rencontre celle qui deviendra sa compagne et sa partenaire avec laquelle il remportera le championnat du monde de salsa en 2004, 2005 et 2006.

    Chorégraphe de l'émission "Strictly Come Dancing", il devient le directeur artistique et juré de sa version française "Danse avec les stars".

     

     

  • Baron Aladar de Szendeffy

    Parmi les personnalités nées un 15 juin, il en est une dont le nom est indissociable de Colmar, le baron Aladar de Szendeffy.

    Aladar Zoltan Szendeffy est né le 15 juin 1865 à Budapest. Son père, Stephan Szendeffy, est l’ancien président du Parlement hongrois. A priori, rien ne destinait ce docteur en médecine à devenir l’un des Colmariens le plus connu jusqu’à ce que le destin lui fasse rencontrer celle qui allait devenir son épouse, Berthe Molly. Cette dernière était la fille d’un grand brasseur colmarien.

    Il existe deux versions de leur rencontre. Selon la première, ils se rencontrèrent à l’occasion d’une cure de Berthe Molly dans  un établissement thermal à Karlsbad en Allemagne ou, d’après la seconde, cette rencontre aurait eu lieu à l’occasion d’un concert donné par Berthe Molly, excellente pianiste, en Allemagne. Quoi qu’il en soit, ils se marièrent en juillet 1900. Dans un premier temps, le couple vit à Budapest puis s’installe définitivement à Colmar après l’arrivé au pouvoir des communistes en Hongrie. Szendeffy abandonne la médecine pour se consacrer à ses passions, la lecture et la collection d’œuvres d’art.

    Lorsque Berthe Molly décède, le 24 mars 1945, elle lègue ses propriétés (un parc de plus de 57 ha ainsi que deux maisons avec dépendances) à la ville de Colmar, son époux en conservant l’usufruit. En contrepartie, il était demandé à la ville de donner le nom de Berthe Molly à la rue des Juifs où se dressait la brasserie familiale. Ceci fut fait le 27 juin 1945 par décision du conseil municipal).

    Le 3 juin 1958, le baron de Szendeffy décède et lègue à son tour à la ville son importante bibliothèque (plus de 7000 volumes) et ses collections d’art. C’est le maire de Colmar, Joseph Rey, qui conduit le cortège funéraire, le 6 juin 1958. L’entretien de la tombe des deux époux est assuré à perpétuité par la ville de Colmar.

    Sur l’un des terrains légués à la ville (le square Szendeffy) se dresse le mémorial de Lattre de Tassigny, érigé en 1973 en hommage au libérateur de Colmar.

  • Eugène Bloch

    Bloch.jpgEugène Bloch est né le 10 juin 1878 à Soultz Haut-Rhin.

    Pour donner à ses fils une éducation française (l’Alsace est alors allemande), son père vend son usine textile et s’installe à Paris. Eugène Bloch fait ses études à l’École normale supérieure et à la faculté des sciences. Il obtient, en 1899, ses licences en sciences physiques et sciences mathématiques. L’année suivante, il est reçu à l’agrégation de physique et devient préparateur au laboratoire de physique de l’École normale supérieure.

    En 1904, il soutient sa thèse de doctorat en sciences physiques sur l’ionisation dans la phosphorescence. En 1906, il est nommé professeur de physique en classe de mathématiques spéciales au lycée Saint-Louis, à Paris, où il enseignera jusqu’en 1921, tout en poursuivant ses travaux de recherches sur l’effet photoélectrique. Cette carrière d’enseignant sera interrompue pendant quatre ans; entre 1914 et 1918, période durant laquelle il est mobilisé et affecté au service des télécommunications militaires. Là, il participe au développement des premiers amplificateurs électroniques pour la réception d’ondes radio et des premiers appareils de mesure précise des fréquences radio.

    En 1921, il publie “Les procédés d’enregistrement des signaux de T.S.F“. cette même année il est nommé maître de conférences de physique à l’université de Paris, puis, en 1927 professeur de physique théorique et physique céleste à faculté des sciences. En 1930, il publie “L’ancienne et la nouvelle théorie des quanta“ devenant ainsi l’un des premiers à introduire en France la mécanique quantique. En 1934, il devient président de la Société française de physique, puis, en 1937, directeur du laboratoire de physique de l’École normale supérieure.

    Suite aux lois anti juives, il est révoqué et passe clandestinement en zone libre où il travaille, jusqu’en 1942, dans un laboratoire de l’université de Lyon. Après l’invasion de la zone libre par les Allemands, il se réfugie en Savoie sous une fausse identité mais est arrêté le 24 janvier 1944 à Allevard-les-Bains en Isère.
    Le 7 mars 1944, il est embarqué dans le convoi N° 693 pour le camp d’extermination d’Auschwitz où il disparaît.

    La fondation Eugène Bloch attribue deux prix :
    - le prix Eugène et Léon Bloch , accordé à deux lycéens dont les qualités intellectuelles et morales ont été remarquées et arrivant à la fin d’une classe terminale scientifique ou littéraire, l’un à Louis-le-Grand, l’autre à Henri IV;
    - Le prix des Trois physiciens morts pour la France (Henri Abraham, Eugène Bloch et Georges Bruhat, fondateurs et directeurs du laboratoire de physique de l’Ecole Normale Supérieure, morts en déportation entre 1940 et 1945), accordé à un physicien.