Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Musiciens

  • Ernest Pingoud

    Ernest_Pingoud.jpgErnest Pingoud, un nom qui vous est certainement inconnu. Et pourtant, bien que tombé dans l'oubli, ce compositeur d'origine alsacienne, né en Russie, a été l'un des plus importants de son pays d'adoption, la Finlande !

    Ernest Pingoud est né le 14 octobre 1887 à Saint-Petersbourg d'un père alsacien. Il fait ses études musicales au conservatoire de Saint-Pétersbourg avec Glazounov et Rimski-Korsakov, puis en Allemagne avec Max Reger.
    En 1918, pour fuir la révolution bolchevique, il s'installe en Finlande.
    Le premier concert de ses œuvres, donné le 16 novembre 1918 à Helsinki, marque l'avènement de la musique contemporaine finlandaise. Ses œuvres, influencées par Strauss, Debussy et Scriabine, déroutent le public et la critique le qualifie de futuriste, cubiste, ultra-moderne et même "bolcheviste musical" (un comble pour celui qui avait fuit le bolchevisme !).
    Compositeur extrêmement prolifique entre 1917 et 1925, il cessera pratiquement de composer après 1930 avant de sombrer dans la dépression qui le mènera au suicide le 1er juin 1942.
    Complètement oubliée après sa disparition, son œuvre commence à être redécouverte et son importance, enfin reconnue, lui vaut même le qualificatif de "trésor national finlandais" !

    Toutes les biographies mettent en avant ses origines : "Even though he's technically a Finnish composer, he was born in St. Petersburg, Russia, and therefore can also be considered to be of Alsatian heritage".

     

  • Jean-Joseph Rodolphe

    jean_joseph.jpgJean-Joseph Rodolphe est né le 14 octobre 1730 à Strasbourg.

    A 15 ans, il part étudier le violon à Paris avec Jean-Marie Leclair avant d'entamer une carrière de musicien d'orchestre à Bordeaux, à Montpellier puis à la cour de Parme (1754) où il étudie également la composition avec Tommaso Traetta.

    En 1761, il intègre l'orchestre de la cour du duc de Wurtemberg (Württembergische Hofkapelle) à Stuttgart et poursuit ses études de composition avec Niccolò Jomelli, alors maître de chapelle à la cour. C'est là qu'il fait la connaissance de Jean-Georges Noverre*, maître de ballet du duc, pour lequel il composera de nombreux ballets.

    En 1766, il quitte Stuttgart pour Paris où il fera partie de l'orchestre du prince de Conti, puis de celui l'Académie royale de musique, non plus comme violoniste mais comme corniste. C'est avec cette instrument qu'il deviendra célèbre : il sera le premier (du moins à Paris) à utiliser sa main droite pour boucher le pavillon et étendre ainsi la gamme de l'instrument. Sa virtuosité est telle que des compositeurs n'hésitent pas à modifier leurs partitions pour y inclure des parties de cor solo.
    En 1773, à l'occasion du mariage du comte d'Artois, il compose un opéra, Isménor, qui est la première œuvre française à faire appel au trombone.
    Parallèlement, et jusqu'à la Révolution, il est professeur de composition à l'Académie Royale de Chant et de Déclamation.
    A la création du Conservatoire, il y est nommé professeur. Il décède à Paris le 18 août 1812.

    * Jean-Georges Noverre (29 avril 1727 - 19 octobre 1810) est considéré comme le créateur du ballet moderne. Le jour de sa naissance, le 29 avril, est devenu la Journée internationale de la danse.

    Impossible de trouver une vidéo avec une œuvre de Rodolphe. Nous devrons donc nous contenter de ce reportage, consacré à la redécouverte de deux ballets de Noverre, pour entendre un peu de sa musique !

  • Fred Barlow, compositeur mulhousien oublié

    FredBarlow.jpgFerdinand Frédéric Barlow est né le 2 octobre 1881 à Mulhouse. Il est, par sa mère, lié à la célèbre famille d'industriels Koechlin. Après des études d'ingénieur à l'École polytechnique fédérale de Zurich, ce n'est qu'à 28 ans qu'il décide de se consacrer à la musique. Il étudie alors à Paris avec Jean Huré et Charles Koechlin.

    Membre du mouvement quaker depuis 1926, il fonde avec son épouse, dans le cadre du centre quaker international de Paris, le Cercle international de jeunesse qui regroupe des jeunes gens, français et étrangers, pour différentes activités (conférences, causeries-débats, excursions, sorties culturelles…).

    Il meurt à Boulogne, alors dans le département de la Seine, le 3 janvier 1951.

    Son catalogue comprend des pièces pour piano et violon, des œuvres orchestrales (comme la Sinfonietta des Saisons) et vocales, des opéras comiques, des ballets…

     

    Barlow.jpg