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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile - Page 3

  • Henriette d’Oberkirch

    Henriette-Louise de Waldner de Frundstein est née le 5 juin 1754 à Schweighouse-lès-Thann.

    Henriette.jpgElle est très jeune lorsque sa mère, descendante des comtes de Ribeaupierre, meurt. Son père François-Louis, baron puis comte de Waldner, qui commande le régiment de Bouillon, confie alors son éducation à l’une de ses tantes. Une éducation qui sera celle d’une jeune fille de son rang : les langues (le français et l’allemand, bien sûr, mais également le latin et l’italien), la littérature, la musique, le dessin…

    Elle a 15 ans lorsque son père la présente à la cour des ducs de Wurtemberg, à Montbéliard, où elle se lie d’amitié avec Sophie-Dorothée de Wurtemberg, de cinq ans son aînée, nièce du duc, future épouse du tsar Paul Ier de Russie (qu’elle épousera en 1776) et mère des tsars Alexandre Ier et Nicolas Ier. L’année suivante, elle assiste aux fêtes données, à Strasbourg, pour accueillir en France Marie-Antoinette, venue épouser le Dauphin et futur Louis XVI.

    En 1776, elle épouse le baron Charles-Siegfried d’Oberkirch et s’installe avec lui à Strasbourg. En 1782, le comte et la comtesse du Nord arrivent en France : c’est sous ce nom que voyage le granc-duc Paul et son épouse Sophie-Dorothée (devenu Maria Feodorovna après sa conversion à l’Église orthodoxe). Henriette suit son amie d’enfance à la cour comme dame d’honneur. Plusieurs séjours à Paris et Versailles suivront.

    Après 1789, elle ne quittera plus l’Alsace, résidant soit dans son hôtel de Strasbourg, soit dans sa propriété de Stotzheim. C’est alors qu’elle commence à rédiger ses mémoires dans lesquelles elle évoque ses souvenirs de la cour de Montbéliard et de Versailles, ses rencontres strasbourgeoises avec Goethe, le cardinal de Rohan…, des mémoires émaillées d’anecdotes ou de petites phrases car, comme elle le souligne, «L’histoire se compose aussi de ces détails ; ils peignent l’époque».

    Elle décède le 10 juin 1803

  • Barbe Ach, épouse d'un grand chanteur

    Le 4 juin 1859 naquit à Wintzenheim Barbe (dite Babelte) Ach. Outre son métier, cantatrice, je ne sais pas grand chose d'elle, même pas sa date de décès. Mais s'il est vrai que dernière chaque grand homme, il y a une femme, elle à toute sa place ici : en 1894, elle a épousé Jacques Bouhy.

    Si ce nom ne vous dit rien rassurez-vous, vous n'êtes certainement pas seul dans ce cas ! Et pourtant, Jacques Bouhy, chanteur de son état (il était baryton) a sa place dans l'histoire de la musique, française et américaine.
    Française, d'abord, car il a participé à la création de "Carmen" de Georges Bizet et a donc été le premier à chanter le fameux air du Toréador.
    Américaine ensuite, car, durant les quelques années qu'il a passé aux Etats-Unis, avant de revenir chanter et enseigner en France, il a été le premier directeur du National Conservatory of Music of America à New York. Un conservatoire ouvert à tous, sans distinction de sexe ou de race, (ce qui n'était pas toujours le cas des autres conservatoires) et à la direction duquel lui succédera Dvorak.
    Bouhy aurait également dû créer le rôle d'Hoffmann : c'est pour lui qu'Offenbach avait commencé à composer le rôle principal des "Contes d'Hoffmann“ avant qu'un nouveau directeur de l'Opéra-Comique ne lui impose de l'écrire pour un ténor.

  • Isaac Strauss

    Isaac Strauss, chef d’orchestre, compositeur et collectionneur, est né le 2 juin 1806 à Strasbourg.

    Strauss.jpgSa carrière ressemble étrangement à celle de Waldteufel. Comme lui, il vient à Paris pour étudier le violon au Conservatoire. En 1828, il participe à la création de la Société des Concerts du Conservatoire, puis est engagé comme premier violon au Théâtre-Italien où il reste pendant quinze ans. Dans le même temps, il dirige régulièrement de la musique plus légère lors de fêtes, publiques ou privées. Louis-Philippe le nomme à la direction des bals des Tuileries (fonction qu’il conserve après la chute de la monarchie, jusqu’à ce que Waldteufel le remplace en 1867), puis il assurera celle des bals de l’Opéra jusqu’en 1873. Parallèlement, il dirige les saisons de Plombières, d’Aix-les-Bains puis, de 1844 à 1870, de Vichy (Waldteufel animait celles de Biarritz). Il participe ainsi au lancement de la station et c’est sa maison qui sera le lieu de résidence de l’empereur lors de la première cure de ce dernier.

    Il se retire de la scène musicale et voyage à travers l’Europe à la recherche de pièces de mobilier, d’objets liturgiques et de manuscrits hébraïques constituant ainsi une impressionnante collection qu’il présente lors de l’Exposition Universelle de 1878. En 1890, la baronne de Rothschild rachète sa collection pour l’offrir à l’Etat. Elle est aujourd’hui visible au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à l’Hôtel de Saint-Aignan.

    Le “Strauss de Paris“, comme le surnommait Berlioz, meurt à Paris le 9 août 1888.

    Il est l’arrière-grand-père de Claude Lévi-Strauss.