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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile - Page 3

  • Obama, l'Alsacien

    Obama.jpgJe sais, ça ne saute pas aux yeux, et pourtant…

    Tout commence avec Johann (ou Hans, c’est pareil), l’un de ces Suisses venu repeupler l’Alsace après la Guerre de Trente Ans. Des Suisses dont certains allèrent fonder, en Alsace, une communauté qui émigrera aux Amériques, les Amish. Mais ceci est une autre histoire.

    Hans Gutknecht, lui, originaire du canton de Fribourg s’installe à Bischwiller. C’est là que naîtra, le 22 juin 1722, son fils Christian qui épousera une jeune fille du cru, Marie Madeleine Grunholtz.

    Comme de nombreux Alsaciens à la même époque, ils émigrent vers les Etats-Unis (qui ne le sont pas encore) où ils arrivent le 13 septembre 1749. Ils s’installent à Germantown en Pennsylvanie et anglicisent leur nom en Goodknight (traduction littérale de Gutknecht). De Goodknight on passe rapidement à Goodnight qui sera le nom de leur fils Samuel dont la fille, Catherine, épousera Jacob Dunham.

    Quatre générations plus tard, leur descendante, Ann, épouse Barack Hussein Obama. De cette union naîtra, le 4 août 1961, Barack Hussein Obama II.

    Un chef d’état originaire de Bischwiller… Rien de bien nouveau.
    N’oublions pas que celui qui était seigneur de Bischwiller au moment de la naissance de Christian Gutknecht, Christian III de Deux-Ponts-Birkenfeld, comte palatin de Birkenfeld et de Birkenfeld-Bischwiller puis duc du Palatinat-Deux-Ponts allait avoir un petit-fils, Maximilien, qui deviendra le premier roi de Bavière en 1806 !

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  • Pierre de Coubertin, alsacien par alliance !

    Coubertin.jpegJuste à côté de Munster, des campeurs passent leurs vacances sur les lieux même où le père des Jeux Olympiques modernes passait les siennes chaque été !

    En 1738, Jean-Frédéric Schoepflin fonde une papeterie à Luttenbach-près-Munster. Sur le domaine, il fait également construire un petit château entouré d’un parc. C’est là que, poursuivi par les sbires du roi de France et ceux du roi de Prusse, Voltaire (qui, à cette époque, vivait à Colmar) vint se réfugier en 1753.

    Le propriétaire suivant, Jean Mathieu Braun, agrandit et fait complètement réaménager le parc.
    Braun, descendant d’une famille d’industriels mulhousiens, deviendra maire de Luttenbach. Il avait épousé, en 1832, Eugénie Caroline Kiener de la célèbre famille d’industriels colmariens !

    A sa mort, le domaine revient à sa fille, épouse de Gustave Rothan, ambassadeur, ministre plénipotentiaire sous Napoléon III, né à Strasbourg dans une famille originaire de Wasselonne. Le couple fait construire un nouveau château.

    Après leur décès, c’est le gendre des Rothan (l’époux de leur fille Caroline), Pierre de Frédy, baron de Coubertin, qui hérite du domaine. Il y passera régulièrement ses vacances entre 1896 à 1914.

    Bombardé pendant la Première Guerre mondiale, le domaine est laissé à l’abandon. Il ne reste plus que des vestiges de cette demeure historique. Le parc a été réaménagé en camping !

  • Auguste Bartholdi

    auguste,bartholdi,colmar,sculpteur,rapp,bruatFrédéric Auguste Bartholdi est né à Colmar le 2 août 1834. Son père, Jean Charles, est conseiller à la préfecture du Haut-Rhin. Sa mère Augusta Charlotte, née Beysser, est originaire de Ribeauvillé. A la mort de son mari, en 1837, aidée par un parent banquier, elle s’installe à Paris avec ses deux fils.

    Auguste étudie, sans grande conviction, au lycée Louis le Grand entre 1843 et 1851. Très attiré par l’art, il fréquente des ateliers d’artistes et dès 1853, il réalise sa première oeuvre, une statue du général Rapp commandée par sa ville natale.

    Deux ans plus tard, il part pour l’Egypte avec trois amis artistes : Léon Gerôme (chef de file de la nouvelle école néogrecque), Auguste Belley et Narcisse Berchère (choisi par Lesseps comme peintre dessinateur de la compagnie de Suez). C’est ainsi qu’il découvre la sculpture colossale de l’Egypte ancienne, ainsi que la civilisation musulmane. De retour en France, en 1857, il remporte un concours, organisé par la ville de Bordeaux, pour une fontaine monumentale sur la Place des Quinconces. Si, sur le moment, il ne sera pas donné suite à ce concours (le projet est purement et simplement abandonné), la fontaine conçue par Bartholdi sera quand même réalisée, mais place des Terreaux à Lyon, 42 ans plus tard.

    Vers 1867, il réalise la maquette d’un phare monumental destiné à l’entrée du canal de Suez. Là encore, le projet n’aura pas de suite directe mais servira de base à la future “Liberté éclairant le monde“ (les différentes maquettes montrant l’évolution de ce premier projet jusqu’à la statue telle que nous la connaissons aujourd’hui sont exposées au Musée Bartholdi).

    En 1870, il réalise, pour la ville de Clermont-Ferrand, la maquette de la statue de Vercingétorix.
    C’est alors qu’éclate la guerre franco-allemande. Bartholdi devient officier de la Garde Nationale et participe à l’organisation de la défense de Colmar. Après la prise de la ville par les Prussiens, il est nommé agent de liaison du nouveau gouvernement de Défense Nationale auprès de Garibaldi, commandant de l’Armée des Vosges, dont il devient l’aide de camp.

    Profondément affecté par la perte de sa région natale, Bartholdi réalise un petit groupe de bronze, “La malédiction de l’Alsace“, présenté au salon de 1872. Il se rend également aux Etats-Unis afin de concrétiser le projet de monument destiné à célébrer l’amitié Franco-Américaine voulu par son ami Édouard Lefèbvre de Laboulaye. De ce voyage resteront une statue de La Fayette créée pour la communauté Française de New York ainsi qu’une fontaine, présentée à l’exposition de Philadelphie en 1875, érigée à Washington. C’est également à Philadelphie, l’année suivante, qu’il présente la main et le flambeau de future Statue de la Liberté. La tête sera présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1878. Après avoir achevé le Lion de Belfort, en 1880, il se consacre exclusivement à la Statue de la Liberté pour laquelle il collabore avec Gustave Eiffel qui construit la charpente métallique. La statue est officiellement remise Etats-Unis à Paris le 4 juillet 1884, puis démontée et transportée sur son lieu définitif où elle est inaugurée le 28 octobre 1886.

    Auguste Bartholdi décède le 4 octobre 1904 à Paris.

    En 1907, sa veuve lègue la maison natale à la ville de Colmar qui en fera, en 1922, un musée.

     

     

    Les statues de Bartholdi à Colmar

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