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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile - Page 5

  • Auguste Nefftzer, le fondateur colmarien du "Temps"

    Auguste_Nefftzer.jpgAuguste Nefftzer est né à Colmar le 3 février 1820.

    Il étudie la théologie à la Faculté protestante de Strasbourg, puis se lance dans le journalisme politique en devenant rédacteur du "Courrier du Haut-Rhin". Deux ans plus tard, en 1844, il s'installe à Paris et entre au journal "La Presse", dont il deviendra gérant, puis directeur politique en 1856.

    En 1858, il fonde, avec le Mulhousien Charles Dollfus, la "Revue Germanique" donc l'objectif est de rapprocher la France et l’Allemagne.

    En 1861, il crée le quotidien du soir "Le Temps", dont il sera à la fois directeur politique et rédacteur en chef. En 1871, tout en continuant de collaborer avec le journal, il en abandonne la direction politique.

    Il meurt à Bâle le 20 août 1876.

    Le journal "Le Temps" est consultable en ligne. Je m'en sers très régulièrement pour vérifier des point historiques, des dates… Petit détail pratique : c'était un journal du soir, donc daté du lendemain ! Pour voir l'actualité d'un jour donné, il faut regarder le numéro daté du jour suivant (par exemple, le journal publié le 3 février est daté du 4).

  • 2 février 1945 : Colmar est libérée !

    colmar,libération,liberation,1945,2 févrierColmar a été la dernière des villes françaises libérées.

    Le 1er février 1945, à 15 heures, le général Milburn, commandant le 21e corps d’armée américain, annonce au général Schlesser qu’il a obtenu l’autorisation de libérer Colmar.
    Les conditions météorologiques sont dures : une couche de cinquante centimètres de neige recouvre la plaine, dans la nuit le thermomètre était descendu aux environs de - 20°, les chemins sont verglacés…

    Le 2 février, à l’aube, les troupes prennent position au nord de Colmar.
    A 7 heures, le signal d’attaque est donné. A l’entrée de Colmar, un large fossé anti-char stoppe leur avance, mais un groupe réussi à trouver une brèche et, par la rue des Carlovingiens, pénètre dans la ville à 11h15. Un quart d’heure plus tard, il arrive place Rapp où il élimine une poche de résistance allemande, puis continue sa progression. A 11h45, il atteint la cité des Vosges (derrière l’hôpital Pasteur), limite sud-ouest de la ville.
    Deux autres groupements, entrés dans la ville par le même passage, nettoient les quartiers nord et est. Le premier pousse jusqu’à Eguisheim, Wettolsheim et Wintzenheim, pour bloquer une éventuelle attaque venant de la vallée de la Fecht.

    Entre-temps, le 109e régiment d’infanterie américain avait réussi à forcer le passage. Le colonel James E. Rudder, commandant ce régiment, avait alors ordonné à ses troupes d’arrêter leur avance pour laisser aux blindés français du général Schlesser l’honneur de d’entrer les premiers dans Colmar.
    Vers 16 heures, les hommes du 1er bataillon de choc du lieutenant-colonel Gambiez relèvent les troupes américaines. Colmar est libérée.

    Mais il faudra attendre le 9 février pour que les combats de la poche de Colmar cessent définitivement.

  • Madame Sans-Gêne

    2 février 1753 : Naissance à Altenbach, dans la vallée de Saint-Amarin, de Catherine Hubscher. 

     Madame_Sans-Gêne.jpgA 11 ans, elle travaille dans une usine textile de Willer où elle est employée à battre le linge, puis elle apprend le métier de repasseuse à Oderen. Après le décès de ses parents (elle a alors 26 ans), son frère aîné la fait venir à Paris où elle travaillera comme repasseuse et blanchisseuse dans une boutique du boulevard Poissonnière. C’est là qu’elle rencontre François-Joseph Lefèbvre, un jeune caporal-chef originaire de Rouffach. Ils se marient le 1er mars 1783. La carrière de Lefèbvre progresse rapidement : sergent au moment de leur mariage, il entre dans la Garde Nationale en tant que lieutenant en 1789 pour finir général de brigade quatre ans plus tard. Il est devenu proche de Bonaparte qui le nomme sénateur en 1800. En 1804, il est fait maréchal d’Empire, puis duc de Dantzig.

    Cette ascension sociale n’a aucune influence sur Catherine dont les manières et le franc-parler détonnent à la Cour et lui vaudront de nombreuses inimitiés. Mais Napoléon lui conserve son estime et son soutien.

    Elle meurt à Paris le 29 décembre 1835 et est inhumée au Père-Lachaise aux cotés de son mari (décédé le 14 septembre 1820).

    Madame Sans-Gêne

    Un jeune auteur, Emile Moreau, eut l’idée d’écrire une pièce consacrée à Marie-Thérèse Figueur, femme-soldat qui avait participe à de nombreuses campagnes, plusieurs fois blessée, capturée, évadée… Elle avait été surnommée “Madame Sans-Gêne“. Selon certaines sources, ce surnom lui aurait été donnée par l’empereur lui-même. Moreau soumit son drame à Victorien Sardou qui eut l’idée d’en faire une comédie, mais en changeant d’héroïne : «Non pas cette fille qui ne conquit même pas les galons de brigadier, mais Catherine Hubscher qui fut blanchisseuse, épousa le sergent Lefèbvre, devint maréchale de France et garda jusqu’à la cour de l’Empereur ses manières franches et vulgaires !».

    C’est donc grâce à cette pièce, créée en 1893, que Catherine Hubscher devint “Madame Sans-Gêne“, surnom qui ne lui avait jamais été donné de son vivant !

    Pour les dialectophones,  “Madame Sans-Gêne“ vue par Huguette Dreikaus

    "Madame Sans-Gêne" est même devenue le personnage principale d'un opéra de Giordano !