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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile - Page 4

  • Gaston Villemer

    L’auteur de “Alsace et Lorraine“, Gaston Villemer, avait fait de la chanson revancharde son fond de commerce. Ces textes sont d’un antigermanisme primaire, parfaitement en phase avec le patriotisme exacerbé de son époque. A écouter comme témoignage historique, avec tout le recul qui s’impose.

     

    "Le Maître d'école Alsacien", pour laquelle je n'ai trouvé aucun extrait rappelle étrangement la nouvelle "La dernière classe" d'Alphonse Daudet.

    C’est dans une école d’Alsace
    Où le soleil de ses rayons
    Éclaire toute la classe
    De fillettes et de garçons.
    C’est l’heure où l’on apprend à lire
    Tous les enfants taisent leurs voix
    Car le vieux maître vient de dire
    Parlant la langue d’autrefois

    La patrouille allemande passe
    Baissez la voix mes chers petits
    Parler français n’est plus permis
    Aux petits enfants de l’Alsace

    Le maître en parlant de la France
    Avait des larmes dans les yeux
    Sa voix enseignait l’espérance
    Aux orphelins silencieux
    Il leur disait : Dans vos prières
    Le soir quand vous joindrez les mains
    Parlez la langue de vos pères
    Qui sont tombés sur nos chemins

    La patrouille allemande passe
    Baissez la voix mes chers petits
    Parler français n’est plus permis
    Aux petits enfants de l’Alsace

    Enfants, vous qu’a frappés la guerre
    Souvenez-vous de nos malheurs
    Et que la nouvelle frontière
    N’existe jamais pour vos cœurs
    Les yeux tournés vers la patrie
    Grandisses, l’heure sonnera
    Où son âme aujourd’hui meurtrie
    Vers elle vous rappellera

    La patrouille allemande passe
    Baissez la voix mes chers petits
    Un jour la langue du pays
    Nous la reparlerons dans l’Alsace.

     

  • Baron De Dietrich né un 4 novembre à Strasbourg

    Dietrich.jpgPhilippe-Frédéric De Dietrich est né le 4 novembre 1748 à Strasbourg.

    Issu de la vieille famille de maîtres de forges et de banquiers originaire de Niederbronn, il est un scientifique reconnu, élu à l’Académie des Sciences en 1786. C’est lui qui démontre la nature volcanique du Kaisersthul. Lui encore qui, assisté de Lavoisier, reproduit devant l’Académie les expériences de Volta qui avait mis en évidence la nature inflammable des gaz des marais (découvrant ainsi la méthanisation).
    “Commissaire du roi à la visite des usines, des bouches à feu et des forêts du royaume“, il publie une “Description des gîtes de minerai et des bouches à feu du royaume“, le plus complet recensement de l’époque des mines et hauts-fourneaux de France.

    Maire de Strasbourg de 1790 à 1792, il est à l'origine de notre hymne national, “La Marseillaise“. Le Baron de Dietrich tenait salon. Parmi les habitués, le capitaine Rouget de Lisle, affecté au bataillon “Les enfants de la Patrie“. Le 25 avril, un courrier annonce la déclaration de guerre faite cinq jours plus tôt au roi de Bohème et de Hongrie. Selon la légende, le baron aurait demandé au capitaine : «Monsieur de Lisle, trouvez un beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l’appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la Nation». Autre habitué de ce salon, le maître de chapelle de la cathédrale, Ignace Pleyel qui avait déjà collaboré avec Rouget de Lisle et qui serait le véritable compositeur de l'hymne. C’est le baron lui-même, qui avait, paraît-il, une assez jolie voix, qui l’interpréta pour la première fois, accompagné au clavecin par la baronne.

    Soupçonné de protéger des prêtres réfractaires et accusé d’avoir manifesté son opposition à l’insurrection du 10 août 1792 (prise des Tuileries et arrestation de la famille royale), il comparaît devant le tribunal de Besançon qui l’acquitte. Mais, sous la pression de Robespierre qui voit en lui en dangereux conspirateur, il est transféré à Paris et rejugé. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, il sera guillotiné le 29 décembre 1793.
    Le 23 août 1795, après la chute de Robespierre, il est réhabilité par la Convention Nationale.

  • Edward Dannreuther

    Edward_Dannreuther.jpgLe concerto pour piano n°1 de Tchaikovski est certainement l'une des œuvres classiques les plus populaires. Mais saviez-vous que c'est un Alsacien qui a suggéré au compositeur les modifications apportées à son œuvre lors de sa seconde édition ?

    Edward Dannreuther est né le 4 novembre 1844 à Strasbourg. Il est encore très jeune lorsque ses parents émigrent aux Etats-Unis, où son père créé une manufacture de pianos. En 1859, le jeune Edward revient en Europe pour étudier au conservatoire de Leipzig où il est élève d'Ignaz Moscheles.
    En 1863, il est engagé pour une série de concerts au Crystal Palace à Londres où il se fera remarquer par ses interprétations de Chopin et Beethoven. Après son mariage, en 1871, il s'installe définitivement en Angleterre et obtiendra la nationalité britannique. Passionné de musique de son temps, il fonde la London Wagner Society en 1872, joue en première audition britannique le concerto pour piano de Grieg (18 avril 1874), puis le premier concerto de Tchaikovsky (11 mars 1876). Pour ce dernier, il écrit au compositeur pour lui suggérer quelques modifications. Le compositeur lui répond (en français) :
    "Moscou, 18 mars 1876 Monsieur, J'ai reçu votre bonne lettre, ainsi que le programme du concert ou vous avez bien voulu honorer de votre magnifique exécution mon oeuvre difficile et fatigante. Vous ne sauriez croire, monsieur, combien de joie et de plaisir m'a causé le succès de cette pièce, et vraiment je ne trouve pas les expressions nécessaires pour vous signifier ma vive reconnaissance. Je vous remercie aussi pour les conseils très sages et très pratiques que vous me donnez, et soyez sûr que je les suivrai dès qu'il sera question d'une deuxième édition de mon concerto. Je vous serre cordialement la main et me dis votre dévoué et reconnaissant. P. Tchaikowsky".

    En 1895, Dannreuther est nommé professeur de piano au Royal College of Music où il comptera parmi ses élèves le compositeur Hubert Parry, auquel il donnera également des cours de d'analyse et de composition. Parry reconnaîtra l'influence de celui qu'il qualifiait de "wisest and most sympathetic of teachers".

    Edward Dannreuther décède à Hastings le 12 février 1905. Ses deux fils serviront dans la marine britannique et finiront leur carrière comme amiral pour l'un et directeur adjoint du service de renseignement naval pour l'autre.

     

    Le concerto pour piano n°1 de Tchaikovski par Alexandеr Malofeev et le prestigieux orchestre du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la direction de Zaurbek Gugkaev.

    "Jerusalem" de Sir Hubert Parry, considéré comme le second hymne britannique, qui conclut généralement la fameuse dernière Nuit des Proms.