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D'r Elsass blog fum Ernest-Emile - Page 4

  • Auguste Bartholdi

    auguste,bartholdi,colmar,sculpteur,rapp,bruatFrédéric Auguste Bartholdi est né à Colmar le 2 août 1834. Son père, Jean Charles, est conseiller à la préfecture du Haut-Rhin. Sa mère Augusta Charlotte, née Beysser, est originaire de Ribeauvillé. A la mort de son mari, en 1837, aidée par un parent banquier, elle s’installe à Paris avec ses deux fils.

    Auguste étudie, sans grande conviction, au lycée Louis le Grand entre 1843 et 1851. Très attiré par l’art, il fréquente des ateliers d’artistes et dès 1853, il réalise sa première oeuvre, une statue du général Rapp commandée par sa ville natale.

    Deux ans plus tard, il part pour l’Egypte avec trois amis artistes : Léon Gerôme (chef de file de la nouvelle école néogrecque), Auguste Belley et Narcisse Berchère (choisi par Lesseps comme peintre dessinateur de la compagnie de Suez). C’est ainsi qu’il découvre la sculpture colossale de l’Egypte ancienne, ainsi que la civilisation musulmane. De retour en France, en 1857, il remporte un concours, organisé par la ville de Bordeaux, pour une fontaine monumentale sur la Place des Quinconces. Si, sur le moment, il ne sera pas donné suite à ce concours (le projet est purement et simplement abandonné), la fontaine conçue par Bartholdi sera quand même réalisée, mais place des Terreaux à Lyon, 42 ans plus tard.

    Vers 1867, il réalise la maquette d’un phare monumental destiné à l’entrée du canal de Suez. Là encore, le projet n’aura pas de suite directe mais servira de base à la future “Liberté éclairant le monde“ (les différentes maquettes montrant l’évolution de ce premier projet jusqu’à la statue telle que nous la connaissons aujourd’hui sont exposées au Musée Bartholdi).

    En 1870, il réalise, pour la ville de Clermont-Ferrand, la maquette de la statue de Vercingétorix.
    C’est alors qu’éclate la guerre franco-allemande. Bartholdi devient officier de la Garde Nationale et participe à l’organisation de la défense de Colmar. Après la prise de la ville par les Prussiens, il est nommé agent de liaison du nouveau gouvernement de Défense Nationale auprès de Garibaldi, commandant de l’Armée des Vosges, dont il devient l’aide de camp.

    Profondément affecté par la perte de sa région natale, Bartholdi réalise un petit groupe de bronze, “La malédiction de l’Alsace“, présenté au salon de 1872. Il se rend également aux Etats-Unis afin de concrétiser le projet de monument destiné à célébrer l’amitié Franco-Américaine voulu par son ami Édouard Lefèbvre de Laboulaye. De ce voyage resteront une statue de La Fayette créée pour la communauté Française de New York ainsi qu’une fontaine, présentée à l’exposition de Philadelphie en 1875, érigée à Washington. C’est également à Philadelphie, l’année suivante, qu’il présente la main et le flambeau de future Statue de la Liberté. La tête sera présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1878. Après avoir achevé le Lion de Belfort, en 1880, il se consacre exclusivement à la Statue de la Liberté pour laquelle il collabore avec Gustave Eiffel qui construit la charpente métallique. La statue est officiellement remise Etats-Unis à Paris le 4 juillet 1884, puis démontée et transportée sur son lieu définitif où elle est inaugurée le 28 octobre 1886.

    Auguste Bartholdi décède le 4 octobre 1904 à Paris.

    En 1907, sa veuve lègue la maison natale à la ville de Colmar qui en fera, en 1922, un musée.

     

     

    Les statues de Bartholdi à Colmar

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  • Sophie Wolf, une grande voix colmarienne

    WolfS_IsoldeKoe18GK.jpegEncore une Alsacienne méconnue !

    Née le 27 juillet 1880 à Colmar (dans une Alsace alors allemande), Sophie Wolf débute sa carrière en 1906 dans la troupe du Stadttheater de Halle. Ses engagements suivants la conduisent à Cologne (1909 à 1921), à Duisburg (1921 à 1925) puis Nuremberg (1925 à 1930).

    Au Festival de Bayreuth de 1914, elle chante Wellgunde (Das Rheingold), Siegrune (Die Walküre), la troisième norne et Wellgunde (Götterdämmerung) et une fille-fleur (Parsifal).
    Attachée à une troupe, elle n’en poursuit pas moins une carrière sur d’autres scènes : Mannheim (1907), Hofoper de Dresde (1908), la Monnaie à Bruxelles (1910 et 1911), Rotterdam (Sieglinde de “die Walküre“ en 1910), Covent Garden à Londres (la Maréchale du Rosenkavalier pour la création in-loco de cet opéra en 1913), Francfort (1917), Liceu à Barcelona (1921), Bayerische Staatsoper de Munich (1926), Staatsoper de Vienne (1922 et de 1926 à 1928 - elle y chante entre autres la Maréchale en 1927)…

    Dans son vaste répertoire, elle est particulièrement réputée pour ses interprétations d’Isolde (Tristan und Isolde), Sieglinde (die Walküre), Elsa (Lohengrin), Kundry (Parsifal), la Maréchale (der Rosenkavalier), Ariadne (Ariadne auf Naxos), l’Impératrice (die Frau ohne Schatten), Chrysothemis (Elektra), Leonore (Fidelio) et le rôle titre de Mona Lisa de Max von Schillings…
    Elle participe également à la création de “Traumspiel“, un opéra en 3 actes et un prologue de Julius Weismann, sur un livret d’August Strindberg, à Duisburg en 1925.

    En avril 1916, elle participe à une représentation de “Fidelio“ à Lille dont rend compte la “Liller Kriegszeitung“ du 4 avril : «L’exécution de Fidelio fut l’une des meilleures que nous ayions vue et entendue à Lille. Elle eut lieu sous la direction énergique et enflammée du Hofkapellmeister de Mannheim, Wilhelm Furtwängler. Melle Sophie Wolf de Cologne chanta Leonore, alors que Rudolf Ritter de Stuttgart nous remplit de joie dans le rôle de Florestan. Il faut saluer Karl Amster en Fernando, Alfons Schützendorf (Pizzaro), Otto Helgers (Rocco), Else Jülich (Marcelline), Hans Bollmann (Jacquino), etc. Le public quitta le théâtre avec la conscience d’avoir assisté à l’une des plus profondes manifestations de l’âme allemande et après avoir manifesté en applaudissant bruyamment les artistes, d’avoir partagé un sentiment durable de cordiale gratitude.»

    Elle décède à Seefeld (Tyrol) le 29 mars 1938.

  • François-Joseph d'Offenstein

    François-Joseph d’Offenstein est né le 27 juillet 1760 à Erstein, où son père est boucher.
    Le 10 mars 1777, il s’engage dans le Régiment Royal Deux-Ponts qu’il quitte le 23 décembre 1786 pour se réengager dans le Régiment Alsace-Infanterie dès le 1er janvier suivant. Il y reste jusqu’au 5 mai 1789. Le 14 juin 1789, il est nommé major de la Garde national sédentaire du canton d’Erstein puis, le 2 octobre 1791, est élu chef de bataillon du 1er Bataillon du Bas-Rhin. 

    Le 23 août 1793, il est promu général de brigade puis, le 25 septembre suivant, général de division et commandant en chef de la place de Neuf-Brisach. Un commandement qui sera aussi bref que son ascension fut rapide. Détaché avec sa division, le 9 mai 1794, pour renforcer l’armée de Moselle, il commet une importante erreur de stratégie, due à son manque d’instruction : sur une carte d’état-major, il confond une rivière avec une route. Cette erreur lui vaudra d’être destitué.

    Il est réintégré le 28 juin 1796 (10 messidor an IV), mais au grade inférieur de chef de brigade (colonel) de la 10e 1/2 brigade d’infanterie de ligne, puis de la 77e 1/2 brigade d’infanterie de ligne le 24 juin 1797 et de la 44e 1/2 brigade d’infanterie de ligne le 28 avril 1799. Le 31 juillet 1799, il change d’arme et passe dans la cavalerie en tant que chef de brigade du 12e Régiment de Chasseurs à cheval puis du 7e Régiment de cavalerie.

    Il est nommé membre de la Légion d’Honneur le 19 frimaire an XII (11 décembre 1803), puis officier le 14 juin 1804. En 1805, son régiment est affecté à l’armée d’Italie, avant de rejoindre la Grande Armée pour les campagnes de Prusse et de Pologne. Il se distingue lors de la bataille de Heilsberg, où il est blessé d’un éclat d’obus au genou gauche le 10 juin 1807.

    Le 25 juin, il est promu général de brigade et créé baron de l’Empire le 26 juin 1809. Le 12 septembre de la même année, il est nommé commandant du département de la Haute-Marne, puis de la Dordogne. Il est admis à la retraite le 24 décembre 1814. Rappelé pendant les Cent-jours, il est chargé de la levée en masse dans l’arrondissement de Sélestat, il est définitivement admis à la retraite le 6 juillet 1816.

    Il se retire dans la Meuse où il meurt, à Mouzay, le 27 septembre 1837.

    Etats de service d'Offenstein