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Alsace

  • Destins croisés…

    Parfois les hasards de l’histoire s’amusent à entrelacer les destins des hommes.

    De passage à Strasbourg, Mozart avait donné plusieurs concerts. Parmi les personnalités qui y assistaient, il y avait celui que les Strasbourgeois surnommaient "le grand Max", Maximilien de Wittelsbach, qui résidait alors dans son hôtel particulier de la rue Brulée (devenu la résidence du gouverneur militaire de Strasbourg). Quelques années plus tard, "le grand Max" deviendra Maximilien Ier, roi de Bavière. Mozart, lui, avait été tenté, un temps, de s'installer à Strasbourg et d’accepter le poste de maître de chapelle. La chose ne put se faire et c’est Ignace Pleyel qui fut nommé. Ignace Pleyel auquel l’un de ses amis, le capitaine Rouget de Lisle, fit appel pour l’aider à composer un chant qui lui avait été commandé par le maire de Strasbourg, le baron De Dietrich. Et c’est ainsi que fut créé notre hymne national. Et, du même coup, nous retrouvons un autre nom célèbre, De Dietrich, une longue lignée de maîtres de forges, devenus barons du Saint-Empire, anoblis par Louis XV, qui allaient compter parmi les acteurs majeurs de la vie économique et industrielle. Ce sont ces De Dietrich qui, souhaitant se lancer dans la fabrication de voitures, firent appel à Ettore Bugatti pour les concevoir et à Emile Mathis pour les commercialiser ! Ces deux noms allaient entrer dans l’histoire de l’automobile.
    Aujourd’hui, c’est en grande partie à son extraordinaire collection de Bugatti que le Musée de l’Automobile de Mulhouse doit sa réputation et les Dominicains de Haute-Alsace de Guebwiller sont les heureux propriétaires d’un des très rares double-pianos conçus par la célèbre manufacture fondée par Ignace Pleyel !

    Un exemple de ces très rares double-pianos (celui-ci appartient à la collection du Musée des instruments de musique de Bruxelles).

  • Jean-Claude Brialy

    Encore une personnalité qui, sans être Alsacienne, a été fortement marquée par la région : c’est en Alsace que Jean-Claude Brialy est devenu comédien !


    Brialy.jpgFils d’officier, il est né le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie. Les mutations successives de son père le font passer par Marseille, Angers et Saint-Etienne avant d’arriver à Strasbourg. C’est là, au collège épiscopal, qu’il passe son baccalauréat. C’est là, également, qu’il obtient son premier prix de comédie à l’issue de ses études au Conservatoire de Strasbourg. Puis il entre au Centre dramatique de l’Est, créé en 1947 à Colmar, où il fait ses débuts sur scène avant de partir effectuer son service militaire, juste de l’autre côté de la frontière, à Baden Baden. Affecté au service cinématographique de l’armée en Allemagne, il y réalise son premier court métrage “Chiffonard et Bon Aloi“.

    Après son service militaire, en 1954, il se rend à Paris, vit de petits boulots, fait plusieurs apparitions au cinéma avant de connaître la célébrité avec “Le beau Serge“ en 1958 et “Les cousins“ en 1959. Sa carrière était lancée : 163 films pour le cinéma et 47 pour la télévision en tant qu’acteur, 4 films pour le cinéma et 11 pour la télévision en tant que réalisateur, 6 scénarios, 19 pièces de théâtre en tant que comédien et 8 en tant que metteur en scène, directeur du Théâtre Hébertot et des Bouffes Parisiens, directeur artistique du Festival d’Anjou et du Festival de Ramatuelle, auteur (“Le ruisseau des singes“, “J’ai oublié de vous dire“, “Mon Algérie“, “Les pensées les plus drôles des acteurs“, “Les répliques les plus drôles du théâtre de boulevard“), Prix Jean Le Duc décerné par l’Académie française pour son film “Eglantine“, César du meilleur acteur dans un second rôle avec “Les Innocents“, sans compter de très nombreuses participations à des émissions télévisées… 

    Il décède le 30 mai 2007 à Monthyon.

     

    Le Centre dramatique de l’Est

    Le Centre dramatique de l’Est est né à Colmar en 1947 sous forme d’un syndicat intercommunal groupant Colmar, Metz et Strasbourg auxquelles se joignirent plus tard Haguenau, Nancy et Thionville. En 1953, Michel Saint-Denis en prend la direction. Il crée l’Ecole Supérieure d’Art dramatique qui, après quelques années à Colmar, est transférée à Strasbourg où un nouveau théâtre, le premier en France depuis la guerre, est construit.

  • Albert II de Monaco

    prince-albert-ii-de-monaco.jpgAlbert Alexandre Louis Pierre Grimaldi est né le 14 mars 1958 à Monaco.

    Parmi les nombreux titres dont il a hérité, certains le rattachent à notre région : il est comte de Ferrette, de Belfort, de Thann et de Rosemont, baron d’Altkirch et seigneur d’Issenheim.

    Après des études secondaires au lycée Albert-Ier où il passe son baccalauréat en juin 1976, il entre comme élève-officier à l’École Navale et embarque pour le traditionnel stage sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc (il est lieutenant de vaisseau de réserve dans la Marine Française). Il poursuit ses études aux Etats-Unis et obtient une licence de science politique avant de faire plusieurs stages en entreprises (JP Morgan Chase & Co à New York, LVMH à Paris…)

    Sportif accompli (il pratique l’athlétisme, le football, le tennis, le judo, l’aviron, la voile, le ski, le squash, la natation, le bobsleigh et le pentathlon moderne !), il participe  aux Jeux olympiques d’hiver de 1988, 1992, 1994, 1998 et 2002 en bobsleigh, ainsi qu’au Rallye Paris-Dakar en 1985 et 1986.

    En 1993, lors de l’admission de la principauté de Monaco à l’ONU, il est nommé à la tête de la délégation monégasque à l’Assemblée générale des Nations Unies.

    Depuis le 6 avril 2005, il est le quatorzième Prince souverain de Monaco.