Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Victor Schoelcher

Victor Schoelcher né le 22 juillet 1804 à Paris, 60 rue du Faubourg Saint-Denis à Paris.

Victor-Schoelcher.jpgSon père, Marc Schœlcher (1766-1832), originaire de Fessenheim, est propriétaire d’une faïencerie. Le jeune Victor fait ses études au lycée Condorcet, puis entre dans l’entreprise familiale en tant que représentant commercial. C’est dans ce cadre professionnel qu’il se rend au Mexique, aux États-Unis et à Cuba où il découvre l’esclavage. De retour en France, il devient journaliste et critique artistique (au cours de ses études, il avait fait la connaissance de George Sand, Hector Berlioz et Franz Liszt). En 1832, à la mort de son père, il hérite de la manufacture qu’il revend pour se consacrer à la politique.

En 1933, il publie “De l’esclavage des Noirs et de la législation coloniale“. Il est alors partisan d’une abolition progressive, estimant que les esclaves ne sont pas préparés à la liberté. Il est également favorable au maintien de la peine du fouet. Ce n’est qu’après un nouveau voyage qu’il prend partie pour l’abolition immédiate. D’autres ouvrages suivront : “Abolition de l’esclavage ; examen critique du préjugé contre la couleur des Africains et des sang-mêlés“ (1840), “Des colonies françaises, abolition immédiate de l’esclavage“ (1842), “Colonies étrangères et Haïti“ (1843), “L’Égypte en 1845“ (1846) et “Histoire de l’esclavage pendant les deux dernières années“ (1847). En 1847, il rédige, pour le compte de la Société pour l’abolition de l’esclavage, une “Pétition pour l’abolition complète et immédiate de l’esclavage adressée à MM. les membres de la Chambre des pairs et de la Chambre des députés“. L’année suivante, il est nommé sous-secrétaire d’État à la Marine et aux colonies dans le gouvernement provisoire de 1848 et il contribue à faire adopter le décret sur l’abolition de l’esclavage dans les Colonies. Élu au suffrage universel dans les trois colonies françaises des Antilles et de la Guyane en 1848, il choisit de représenter la Martinique.

Après le coup d’état du 2 décembre 1851, il s’exile en Angleterre. Il s’intéresse alors à l’œuvre de Haendel, dont il rédige une des premières biographies en 1857, et constitue une importante collection de ses manuscrits et partitions.

En 1870,  après la défaite de Sedan, il rentre en France. En 1871, il est réélu député de la Martinique. Le 16 décembre 1875, il devient sénateur inamovible. Il préside la Société de secours mutuel des Créoles en 1874 et devient  membre de la Société pour l’amélioration du sort des femmes en 1875. Au Sénat, il se consacre à la lutte pour l’abolition de la peine de mort. Il a également présidé le congrès anticlérical. Schœlcher publie encore plusieurs ouvrages sur la législation du travail aux Antilles, un recueil de ses articles “Polémique coloniale“ (1882-1886), des études sur l’esclavage aux États-Unis, au Brésil et au Sénégal et une “Vie de Toussaint Louverture“ (1889).

Victor Schœlcher meurt le 25 décembre 1893 à Houilles dans les Yvelines. La rue d’Argenteuil, où se trouvait alors sa maison, est aujourd’hui l’avenue Schœlcher.

Il est enterré à Paris au cimetière du Père-Lachaise, puis, le vendredi 20 mai 1949, ses cendres sont transférées au Panthéon en même temps que celles de Félix Éboué.

Fessenheim lui a dédié un musée qui est l'une des étapes de la Route des abolitions de l'esclavage et des Droits de l'Homme.

Écrire un commentaire

Optionnel