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Musiciens - Page 10

  • Paul Capolongo

    L’Alsace est une terre de culture. Et la musique y occupe une place importante. A coté du prestigieux Orchestre Philharmonique de Strasbourg (le plus ancien des orchestres symphoniques français), il ne faut pas oublier l’autre formation symphonique professionnelle alsacienne : l’Orchestre National de Mulhouse.

    Fondé en 1972 (dans le cadre de la refonte de la vie musicale menée par Marcel Landowski), il prend la relève de l’orchestre municipal sous le nom d’Orchestre Régional de Mulhouse, pour devenir Orchestre Symphonique du Rhin, Orchestre Symphonique de Mulhouse et, depuis 2025, Orchestre National de Mulhouse. Succédant à Serge Zehnacker (qui l’a dirigé de 1972 à 1975), Paul Capolongo en sera pendant dix ans le directeur musical. 

    Paul Capolongo est né le 17 mars 1940 à Alger, où il fait ses études musicales jusqu’en 1958, année au cours de laquelle il entre au Conservatoire de Paris. En 1961, il obtient six premiers prix dont celui de piano et celui de direction d’orchestre. Au cours des années suivantes, il remporte plusieurs premiers prix dans de prestigieux concours de direction d’orchestre (Eleanor Crane Memorial Award, concours Koussevitzky, concours Mitropoulos…) tout en occupant le poste de directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Quito (1963 -1967) et de directeur du conservatoire de la capitale de l’Equateur. Il sera assistant de Leonard Bernstein au Philharmonique de New York (1967-68) avant de prendre, en 1975, la direction de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse qu’il quitte en 1985.

     

  • François-Joseph Hérold


    François-Joseph Hérold est né le 10 mars 1755 à Seltz.

    Fils de Nicolas Hérold, organiste, et d’Élisabeth Lambin, François-Joseph étudie la musique à Hambourg avec Carl Philipp Emanuel Bach.

    En 1781, il rentre en France et s’installe à Paris où il commence une carrière de professeur de piano. Il est également compositeur : on lui doit trois sonates pour piano, quatre sonates pour harpe, des arrangements pour piano de six quintettes de Boccherini… Il décède à Paris le 1er septembre 1802.

    Il est le père de Ferdinand Hérold, compositeur, entres autres, de “Zampa“ et de “La fille mal gardée“.

    A défaut d'œuvre du père, en voici une du fils qui fit les beaux jours des kiosques à musique.

     

     

  • Paul Meyer

    Paul Meyer est né à Mulhouse, le 5 mars 1965.

    Il commence ses études de clarinette au conservatoire de Mulhouse avant de les poursuivre au Conservatoire de Paris et à la Musikhochschule de Bâle. A 13 ans, il donne son premier concert en soliste avec l'Orchestre Symphonique du Rhin (aujourd'hui Orchestre Symphonique de Mulhouse). Il fait également partie de l'orchestre d'harmonie “Les cadets d'Alsace“.

    Le Concours Eurovision des Jeunes Musiciens Français (remporté en 1982) et la Young Concert Artists Competition (en 1984) lui ouvrent les portes d'une carrière internationale. Depuis, Paul Meyer n'a cessé de se produire dans les plus prestigieuses salles de concerts, avec les orchestres les plus fameux.

     

    Il participe à la création d’œuvres contemporaines (les concertos de Penderecki, Gerd Kühr, Michael Jarrell, Quigan Chen et James MacMillan, "Alternatim" de Luciano Berio, le quintette avec piano de Krzystof Penderecki (avec Mstislav Rostropovitch, Yuri Bashmet, Dmitri Alexeev et Julian Rachlin), le voncerto pour trois clarinettes de Jean-Louis Agobet, "Une ouverture" pour clarinette et orchestre de Jean-Philippe Goude… Passionné de musique de chambre, il a eu pour partenaires François-René Duchâble, Myung-Whun Chung, les frères Capuçon, Yuri Bashmet, Mstislav Rostropovitch, Vladimir Spivakov, les quatuors à cordes Hagen, Melos, Takacs et Ysaye…

     

    Depuis quelques années, il se consacre également à la direction d'orchestre. C'est lui qui, à la tête de la Philharmonie de Chambre Polonaise, a dirigé le concert d'adieux à la scène de François-René Duchâble, au Festival de Strasbourg, le mardi 17 juin 2003.