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Musiciens - Page 12

  • Otto Klemperer

    Otto Klemperer est encore l’un de ces grands chefs d’orchestre qui ont fait un passage par Strasbourg.

    Klemp.jpgNé le 14 mai 1885 à Breslau (aujourd’hui Wrocław en Pologne), c’est à Francfort qu’il commence à apprendre le piano avant de pousuivre ses études musicales à Berlin, où il a Hans Pfitzner comme professeur de composition et de direction d’orchestre. Grâce à au soutien de Mahler, qu’il a rencontré en 1907, il est nommé chef de chœur et chef permanent à l’opéra allemand de Prague puis premier chef à l’opéra de Hambourg.

    En 1914, il devient chef à l’opéra de Strasbourg, alors dirigé par Hans Pfitzner. En 1917, il est nommé à Cologne où il deviendra Generalmusikdirektor. Il occupe cette même fonction à Wiesbaden puis à la Kroll Oper de Berlin avant de diriger à la Staatsoper. D’origine juive, il émigre aux Etats-Unis en 1933 et prend la direction de l’orchestre philharmonique de Los Angeles. Une opération d’une tumeur au cerveau, en 1939, le laisse partiellement paralysé. Une chute accentue encore son infirmité et, dès lors, il ne dirige plus qu’assis. Il est nommé chef à vie du Philharmonia Orchestra en 1955.

    Il décède le 6 juillet 1973 à Zurich.

     

     

    Son fils Werner (né en 1920) s’engage dans l’armée américaine en 1942 et participe à la guerre du Pacifique. A son retour, il commence une carrière d’acteur qui lui vaudra deux Emmy Awards (en 1968 et 69) pour son rôle du Colonel Klink dans Hogan’s Heroes (Papa Schultz).

     

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  • Carl Stamitz

    On sait peu de choses sur la carrière de Stamitz (né le 7 mai 1745 à Mannheim), si ce n’est qu’il a été second violon du célèbre orchestre de Mannheim de 1762 à 1770, avant de suivre son ancien maître, Franz Xaver Richter, à Strasbourg (ce dernier avait été nommé maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg en 1769, poste qu’il occupera jusqu’à son décès en 1789). Mais nous n’avons aucune précision sur la durée de ce séjour. On sait qu’il a été un temps compositeur du duc de Noailles, qu’il a brièvement résidé à Versailles, qu’il a dirigé "Le Messie“ de Haendel à la cathédrale de Berlin en 1786… et qu’il est mort le 9 novembre 1801 à Iéna.

    Certaines sources parlent d’une rencontre avec Mozart, lors du séjour de ce dernier à Strasbourg en 1778. Cela aurait pu se faire car, entre le séjour à Versailles de 1772 et une série de 28 concerts donnés à la cour de Hollande en 1779 (avec la participation du très jeune Beethoven au piano-forte), la biographie de Stamitz ne donne aucun détail.

     

     

  • Jean-Frédéric Edelmann

     

    Edelmann.jpgJean-Frédéric Edelmann est né à Strasbourg le 5 mai 1749 dans une famille de facteurs d’orgues et de clavecins. Au lycée de Strasbourg, il fait la connaissance de Philippe-Frédéric, fils du baron de Dietrich (son cadet d’un an) avec lequel il poursuit ses études de droit à l’Université protestante.
    En 1774, il s’installe à Paris où il se fait rapidement  connaître, tant comme compositeur que claveciniste. Il enseigne également et a pour élèves, entre autres, Méhul et Louis Adam, le futur fondateur de l’école française de piano, Alsacien comme lui. En 1789, il retourne à Strasbourg et est nommé administrateur du Bas-Rhin. L’année suivante, son ami Philippe-Frédéric de Dietrich devient maire de Strasbourg. C’est à la demande de ce dernier qu’il compose, en 1790, un hymne pour la Fête de la Fédération. Edelmann et de Dietrich sont, tous deux, membres de la Société des Amis de la Constitution, mais, après l’arrestation de Louis XVI à Varennes, leurs opinions divergent : le premier est Jacobin (il présidera le club des Jacobins de Strasbourg), le second, monarchiste constitutionnel. De Dietrich sera arrêté en 1793, et bien qu’il s’était opposé à lui, Edelmann sera accusé de l’avoir soutenu. Il est arrêté à son tour avec son frère Geoffroy Louis. Ils seront jugés sommairement, puis guillotinés le 17 juillet 1794.

    Edelmann fait partie des compositeurs auxquels a été attribuée la musique de la Marseillaise, en raison, notamment, de leurs liens d’amitiés. Deux détails viennent contredire cette thèse : la divergence politique entre Edelmann et de Dietrich l’année précédant la composition de la Marseillaise et la fin tragique d’Edelmann. Pleyel, autre compositeur supposé de notre hymne national (qui avait, en outre, collaboré à plusieurs reprises avec Rouget de Lisle), considéré un temps comme royaliste et assigné à résidence, c’est vu, sans raison apparente, complètement réhabilité, obtenant même la nationalité française.